Témoignages concours 2015

Voici les témoignages de l’oral et l’écrit de Bordeaux afin de vous rassurer et de vous faire une idée du concours!

ATTENTION: cette année les modalités de l’écrit de Bordeaux ont changé et par conséquent, certaines épreuves risquent d’avoir été modifiées. Ci-joint le lien pour voir les nouvelles épreuves du concours:

http://sante.u-bordeaux.fr/Vos-etudes/Etudes-paramedicales/Orthophonie

(Dans la rubrique Déroulement, Calendrier, Consignes et Plan > Déroulement des épreuves 2016)

Place aux témoignages!

Mathilde

PREPARATION

Pour me préparer au concours, j’ai fait une année de prépa à Bordeaux. J’étais donc assez bien préparée pour le concours de Bordeaux et ses exercices : au programme, révision intensive de toute la grammaire française, textes à corriger à gogo, découverte de mots très folkloriques et de règles d’orthographe farfelues. Même si tout ceci paraît très abscons au début d’année, tout vient à point à qui sait attendre ! Il est important de se préparer spécifiquement pour chaque concours. Profitez des annales quand il y en a ! Personnellement, j’ai passé 6 concours, selon les villes où je me projetais mais surtout selon le concours en lui-même et mes capacités. J’ai par exemple plus ciblé des concours où il n’y avait pas de sciences, et où il y avait des exercices pour lesquels je me sentais préparée. Le choix des concours n’est, je pense, pas à négliger !

ECRIT

Mes souvenirs de l’écrit ne sont plus très précis, mais je vais faire au mieux pour tout restituer. Tout d’abord, les journées de concours comme celle-ci sont des moments extrêmement stressants, la tension est palpable, nos mains tremblent tellement qu’on a presque du mal à écrire parfois, et nos petits coeurs cognent très forts… Gardez votre calme ! Ce n’est pas notre vie qui est en jeu ; même si on n’a jamais l’impression d’être assez préparé, on l’est souvent bien assez ; et on ne cherche pas à atteindre la perfection. Si on n’a pas 18 partout, ce n’est pas grave ! Il faut simplement rester rapide et méthodique. Ce qui est toujours très impressionnant aux concours, c’est le nombre de candidats. En 2015, nous étions plus de 1800… A Bordeaux, nous sommes répartis dans des amphithéâtres, ce qui est moins stressant tout de même (je trouve) qu’un immense hangar. De plus, cet écrit reste très bien organisé : on n’attend pas des heures entre chaque copie, on se lève, on fait passer notre copie en bout de table, une nouvelle nous est distribuée et c’est reparti ! Tout s’enchaîne très vite.

L’après-midi du 5 mars, les épreuves ont commencé par le test de langage : on a dix minutes et 80 items avec un mot ou une expression et une définition associée, et 10 minutes c’est TRES TRES court ! Il faut donc aller très vite, et si on ne sait pas, tant pis, on coche A ou B (une chance sur deux, c’est déjà ça) ! Heureusement, cette année, le vocabulaire était très « prépa » : ces mots revenaient très souvent dans les annales et autres vuibert chéris. Du fait de la « facilité » de cette épreuve, je n’étais pas du tout satisfaite de ce qu’avais fait car, le temps de réflexion étant très court, j’avais faux à des tas de mots que je connaissais pourtant (oui car je ne peux m’empêcher de reprendre les sujets à la fin de la journée).

Ensuite venait le repérage d’erreurs orthographiques. 15 minutes pour faire les 80 items, c’est moins rapide que l’épreuve précédente mais il ne faut tout de même beaucoup se dépêcher. Là aussi, pas de grande surprise, beaucoup de notions vues en prépa. Je portais beaucoup d’espoir sur cette épreuve, où je pensais réussir à obtenir une très bonne note. Mais à force de faute idiotes, dues à la rapidité ou autre, j’étais encore très déçue de ce que j’avais produit.

C’est alors au tour du redoutable texte à corriger. Attention à cette épreuve ! Les points vont décroissant et beaucoup s’y laissent prendre. Cette année, c’était un texte de Jean-Paul Sartre, qui n’était pas extrêmement long (4 pages). Il y avait beaucoup de fautes très visibles, mais 2 ou 3 fautes de conjugaison restaient ambiguës. Ne faites pas comme beaucoup : changer tous les passés simples en imparfait. Le problème avec le texte à corriger, c’est qu’on ne peut jamais savoir, c’est un gros stress pendant 2 mois.

Tout de suite après, on enchaîne sur la deuxième partie : analyse logique et grammaticale. Cette année, en 15 minutes, il y avait 80 items à répondre, et non 100. Pas de souci sur cette épreuve, après une année de préparation, j’étais plutôt rodée.

Et enfin, le TERRIBLE résumé-discussion. 1H15 pour faire les deux, c’est du sport de haut niveau. Le résumé se basait sur un texte de Paul Valéry, qui était compréhensible, mais tout de même très complexe, et ambigu vers la fin. Pas le temps de faire un brouillon, je griffonne au fur et à mesure ce que je peux dans la marge du texte, tout en restant un minimum attentive au nombre de mots. C’est un exercice très méthodique. Il ne faut pas oublier de donner un titre à son résumé à Bordeaux ! Comme je suis plutôt lente, ma discussion se fait dans la précipitation, en peut-être un quart d’heure. J’avais en même temps que le résumé réfléchi à ce dont j’allais parler. J’ai pris un thème très global, où j’ai pu caser quelques idées presque toutes faites et aller au plus rapide. Ce n’était pas glorieux, mais, oh miracle, j’avais fini, et cela me suffisait pour être satisfaite.

En sortant, j’étais un peu déboussolée, puis j’avais réussi à me convaincre que je ne passerai pas le premier stade. Après un long moment, la date fatidique de la pré-admissibilité arrive et… Je suis 250ème ex-aequo ! Il n’y a pas de petite victoire : j’y suis !!! S’ensuit alors un autre long mois, avant que les résultats d’admissibilité ne tombent : mon nom y est, je suis en route vers les oraux !

ORAUX

Je passe le dernier jour des oraux : le 30 juin. L’ambiance concours est loin derrière nous, les révisions ont été beaucoup plus cool ; attention tout de même à se relâcher mais pas trop pendant ces périodes de latence. Il faisait plus de 30°, dur dur ! Sans oublier le stress, qui est à son comble !

Convoquée à 13h30/14h, les oraux ont commencé presque 1h30 après. Nous étions 8 filles présentes (sur les 13 convoquées), et ces nombreux temps d’attente ont au moins un avantage : nous faisons très vite connaissance, ce qui permet de passer les oraux dans une très bonne ambiance. L’entraide est de mise. Nous discutions, assises dans les couloirs, ce qui faisait passer le temps beaucoup plus vite. Les premières années étaient également très présentes pour nous soutenir. On passerait presque un bon moment !

Cependant, tout a changé cette année. Heureusement, passant le dernier jour, j’avais donc pu en être informée, et éviter le stress de la découverte. Je n’étais tout de même pas vraiment préparée à ce qui m’attendait, mais je pense que c’était le but aussi. Je savais à peu près comment me présenter, ce que je voulais dire sur moi, j’avais appris des choses sur le métier d’orthophoniste et je m’étais entraînée à toutes sortes d’exercices.

Chacune passait les oraux dans un ordre différent. Il n’y avait pas de questionnaire à compléter, comme c’était le cas les années précédentes, mais un CV à envoyer quelques semaines avant.

Pour mon cas, j’ai commencé par un entretien avec la directrice et un autre jury. Ils m’ont posé des questions sur mes motivations, mes loisirs, ma personnalité, etc ; des questions plutôt classiques, mais de manière très rapide, on enchaînait très vite. Il y avait des questions beaucoup plus complexes, sur un événement dans ma vie qui avait changé ma vision des choses, mon rapport au handicap… J’ai eu comme phrase à commenter « L’espoir fait vivre ». Puis j’ai eu des mises en situation comme : « Un enfant que vous soignez subit des maltraitances, que faites-vous ? », « Vous rééduquez un enfant dyslexique depuis plusieurs années, son père a vu une nouvelle méthode sur un forum, que vous ne connaissez pas, qui n’est pas enseignée, et veux que vous l’appliquiez pour son fils, que faites-vous ? ». Pas de panique, pas de bonne ou de mauvaise réponse. J’ai surtout fait attention à nuancer mes propos, et à ne pas donner de solution dont j’étais absolument certaine. Je ne suis restée que 15 minutes, alors que les autres y étaient restées plus d’une demi-heure. Ils étaient très gentils, mais ils enchaînaient très vite, et aucun moyen de savoir ce qu’ils pensaient de moi. Je ne savais donc pas quoi en penser, et je n’étais pas du tout confiante : je n’avais pas l’impression d’avoir été très intéressante ou pertinente.

Ensuite est venu l’entretien technique. Le jury était composé de deux femmes très gentilles et amusantes, qui mettaient bien en confiance. Elles m’ont reparlé de mes motivations, et j’avais cette fois plus de temps pour développer ; elles m’ont posé des questions sur mes loisirs, sur Bordeaux, etc. Puis les exercices : des logatomes, à répéter comme à lire, un texte sans ponctuation, des phrases à répéter (extrêmement difficiles, il me manquait souvent des bouts de phrase), des suites de lettres et de chiffres à répéter à l’envers, des lettres et des chiffres qu’il fallait répéter en alternant lettre et chiffre et en mettant dans l’ordre alphabétique et dans l’ordre numérique, une soustraction à faire mentalement (150-7-9-3 par exemple), une phrase à chanter (qui ressemblait à « il fait beau aujourd’hui, je suis heureuse de passer l’oral d’orthophonie », un moment d’anthologie), une photo à décrire (tout ce qu’il y a de plus banal, avec pas grand chose à dire). Cet oral a dû durer une vingtaine de minutes. Bien sûr je me disais que j’aurais pu mieux réussir les exercices, j’étais déçue d’avoir raté parfois, mais globalement j’étais contente de ce que j’avais fait, et la majorité des exercices s’étaient bien déroulés.

Peu de temps après, me voilà face à la psychologue. Elle m’a tout de suite mise très à l’aise. Elle ma dit que mon CV était super (ah bon?), que j’avais un très bon profil littéraire. Je n’ai pas omis de préciser que je me débrouillais quand même en sciences (ce qui est important aujourd’hui je le constate!). Il y avait avec elle une réelle discussion, j’ai reparlé de mes motivations, de mes loisirs, de mes qualités… On a aussi parlé de ma famille, de comment ça se passait, de quand j’allais les quitter… En bref, elle voulait simplement me connaître au mieux ! Cela a certainement duré un peu plus d’un quart d’heure. J’avais l’espoir que ce se soit bien passé, mais bien sûr on ne peut jamais savoir l’impression qu’on a donné, donc c’est très stressant !

Et enfin, il a fallu attendre 1h que tout le monde ait fini les oraux avant de passer à l’oral de groupe. Tous les jurys précédents étaient regroupés face à nous. Notre sujet était : « Vous êtes un comité éditorial, demain vous êtes publiés gratuitement sur tout le territoire, ce qui est exceptionnel pour un journal, vous avez tous les financements que vous voulez et vous avez la nuit pour trouver 2 sujets pour l’édition de demain. » On avait seulement 8 minutes, ce qui est très court ! Dans notre groupe, cela s’est très bien passé, il y avait un bon échange, tout le monde a parlé, on a trouvé des idées correctes, en en expliquant bien la visée… D’autant plus que cet oral venant en fin de journée, on se connaissait toutes bien, on en avait discuté au préalable et la communication en était grandement facilitée. Il était important de donner des idées de sujets qui parlent à tout le monde, intéressants, des sujets de société. Nous avions pensé à un article sur l’environnement et un autre plus léger sur la vie privée, en parlant des réseaux sociaux etc. Il y avait une minute à la fin pour tout récapituler. Puis il fallait une par une donner une chose qui avait bien marché dans la discussion selon nous, sans reprendre un argument déjà dit auparavant (dur dur quand on arrive en fin de table). Puis exactement l’inverse, dans l’autre sens. Le jury n’a a aucun moment commenté. Il ne faut pas trop se stresser pour cet oral (facile à dire), qui n’est a priori pas noté : le plus important étant de ne parler ni trop, ni trop peu, de montrer qu’on sait être à l’écoute en bref, et de ne pas avoir des idées trop arrêtées.

Vient enfin la délivrance, à 19h30 ! On est en vacaaances ! Je ne savais pas trop quoi penser de ces oraux, mais arrivée à ce stade-là, je commençais à y croire ! Les résultats tombent après une longue semaine (étant attendus le vendredi 3, ils ont été différés au lundi 6 !). Il n’y avait que 32 noms, dont le mien !!! C’est tellement incroyable que c’est impossible à réaliser ! Je vais être orthophoniste dans 5 ans, et je pars dans la ville de mes rêves, Bordeaux !!!

Maintenant, vous savez tout ce qui vous attend à l’oral, cela vous permettra sûrement de ne pas perdre face, mais ne faites surtout pas l’erreur d’apprendre un texte par cœur et de donner des réponses attendues. Ce qu’ils veulent, c’est que vous soyez vous-même, cela se ressent. Et si beaucoup ont été éliminés à l’oral, je pense que le manque de spontanéité y était pour beaucoup. Vous voilà prévenus, soyez vous-mêmes, ne paniquez pas, montrez que vous n’êtes pas là par hasard, lisez quelques livres si vous voulez, mais ne bossez pas votre oral tous les jours !

Bon courage dans cette grande aventure ! Ne lâchez rien, tout est toujours possible !

NOTES

  1. Épreuves de pré-admissibilité

Test de langage : 14,25/20

Épreuve d’orthographe : 14,75/20

Texte à corriger : 16/20

  1. Épreuves d’admissibilité

Grammaire : 18,5/20

Épreuve sur texte : 22,5/40

III. Epreuves orales d’admission

Exercices techniques : 32,2/40

Entretien général : 22/40

Entretien psychologique : 28/40

(Le classement repart de zéro à chaque étape)

Marie H.

PREPARATION

Après 3 années en Sciences du langage, j’ai intégré une prépa à Tours. Année très intense, pendant laquelle j’ai préparé 11 concours, tous plus ou moins différents. L’avantage de l’école de Bordeaux c’est qu’elle propose toutes les annales possibles et imaginables ; il est donc très important de s’y référer et de les connaître quasi sur le bout des doigts.

ECRIT

L’écrit de Bordeaux est très spécifique puisque très rapide, mais pas de panique, ça se travaille ! Je pense qu’il est important de faire des QCM chronométrés chez soi.

On commence les épreuves par le test de langage (vocabulaire) : 80 items pour 10 min autrement dit, c’est une épreuve très rapide pendant laquelle il nous est demandé de cocher VRAI ou FAUX. Objectif : cocher toutes les cases puisqu’il n’y a pas de points négatifs. Ce sont des mots qui pour la plupart sont déjà tombés dans les annales, donc celles-ci ne sont pas à négliger !

Vient ensuite le repérage d’erreurs orthographiques : 80 items pour 15 min (on a gagné 5min, yes !). Ce sont les mots « types » que l’on voit en prépa, mais avec le stress et le temps on peut rapidement s’embrouiller.

Puis c’est l’heure du fameux texte à corriger, celui qui m’a éliminé 2 années de suite. Sur cette épreuve les points ont tendance à partir en fumée… Ici ce ne sont pas tant le vocabulaire et les erreurs orthographiques qui nous font défaut mais plus le temps des verbes. Un passé simple ? Un imparfait ? Aïe… Malheureusement, on ne peut rarement être sûr de soi. Attention néanmoins, beaucoup font l’erreur de tout corriger !

Pour terminer la journée en beauté, c’est l’épreuve de résumé-discussion qui fait son entrée. On nous accorde 1h15 pour l’ensemble de l’épreuve. C’est très rapide mais faisable ! L’objectif étant de TOUT terminer et de bien faire apparaître votre conclusion. Je me souviens n’avoir fait que quelques petites annotations dans la marge pendant ma 1ère lecture, tout en essayant de former différentes parties pour avoir un résumé clair tant sur le fond que sur la forme. Pour le peu de temps que l’on dispose, le brouillon me semble inenvisageable. J’ai terminé mon résumé en une 40aine de minutes.

Ouf, j’avais du temps pour la discussion. C’est une épreuve que j’ai beaucoup travaillée pendant mon année de prépa. En effet, j’avais quelques difficultés à organiser mes idées et parfois même à en trouver. Pour y remédier, je m’étais fait plein de fiches avec des grands thèmes comme : la parole, la liberté, la femme, le handicap, etc… et pour chacun j’avais cherché des idées, autant dans les livres, que dans l’actualité, que dans l’art (peinture, danse, etc), puis je m’entraînais à faire des plans logiques. Arrivée sur l’épreuve de discussion, mon plan sur la parole m’est revenu, j’ai pu mettre un maximum de connaissances, structurer correctement mes idées, et bien différencier l’introduction, du développement et de la conclusion.

La journée était terminée, je ne savais pas trop quoi en penser mais j’étais satisfaite d’avoir pu tout terminer dans les temps.

Finalement, les résultats tombent et je suis 228ème à la pré-admissibilité, puis 62ème pour l’admissibilité.

ORAUX

L’oral de Bordeaux est très tard dans l’année. Beaucoup d’autres résultats sont déjà tombés et j’avais la chance de savoir que j’étais déjà admise à Amiens et Caen. Malgré ces bonnes nouvelles, ça reste un concours et le stress finit toujours par monter.

Il est 7h50, on est déjà dans les couloirs à attendre l’appel de notre nom. Je suis la 1ère à passer aux tests psychotechniques. Les deux femmes qui m’accueillent sont très souriantes et me mettent vite à l’aise. J’ai adoré cet échange et en suis sortie confiante. On commence par des logatomes, à répéter puis à lire – un texte à lire sans ponctuation – des suites de lettres et de chiffres à répéter à l’envers ou bien à mettre dans l’ordre alphabétique et dans l’ordre décroissant – une soustraction à faire mentalement – de longues phrases à répéter (je vous rassure, j’ai dû en dire correctement 2 sur 5) – une phrase à chanter de différentes manières – une chanson de notre choix (je sais que tout le monde n’a pas dû chanter, mais pour ma part je me suis lancée sur « La foule » de E. Piaf – une photo à décrire. Enfin, on a eu une vraie discussion concernant mes motivations, mes loisirs… C’est un entretien d’une 20aine de minutes.

Puis le temps paraît long, puisque je ne passe mon 2nd entretien que vers 11h. Ici c’est un réel échange qui se produit avec la directrice et un autre membre du jury. Ils attendent clairement des personnes naturelles et spontanées, n’ayant pas un discours préparé ou récité. Ils cherchent à connaître des événements douloureux qui auraient pu changer notre vision des choses, notre rapport au handicap, etc. Ils nous proposent quelques mises en situations comme « vous recevez dans votre cabinet une jeune fille qui vous dit subir des maltraitances, que faites-vous ? ». Ils m’ont également demandé de leur expliquer les règles d’un jeu que je connaissais. C’est aussi lors de cet entretien que le CV que vous avez envoyé quelques semaines auparavant est utilisé.

J’ai été un peu malmenée pendant cet entretien et en ressort complètement perdue, limite bouleversée. Mais je pense qu’il faut rester sincère ; on n’a rien à perdre, au contraire, on peut gagner une place en école d’orthophonie !

Bref, on parle de beaucoup de choses, tellement de choses qu’au lieu de rester 15 min, je suis restée 45 minutes avec le jury.

Pas le temps de me remettre de mes émotions. Je n’étais pas sortie de la salle que la psychologue m’appelait déjà. Je ne me souviens pas exactement de cet entretien, mais il ne m’a pas semblé difficile. C’est une discussion pendant laquelle la psychologue s’appuie beaucoup sur notre CV et nos expériences. Elle cherche à connaître également les liens que l’on entretient avec notre famille, nos qualités/défauts, nos motivations, etc.

Après 3 entretiens, arrive l’oral de groupe. Comme nous l’a clairement dit la directrice, ce n’est pas un oral noté, il n’est là que pour confirmer ou infirmer ce qu’ils ont constaté pendant les entretiens. Je ne me souviens plus exactement du sujet mais une chose est sûre, on n’a pas réussi à se mettre d’accord sur un thème, on n’a rien eu à présenter au jury à la fin des 10 minutes, bref, la catastrophe !

On y était depuis 7h50 et sommes sortis à 15h25…

Deux semaines plus tard, alors que je suis à Istanbul, j’apprends que je suis 8ème sur la LP, quoi de mieux pour profiter au maximum de ses vacances !

Je vous souhaite à toutes beaucoup de courage et plein de réussite ! Rien n’est impossible : quand on veut, on peut !

NOTES

Epreuves de pré-admissibilité – 228ème

Test de langage : 16,5

Epreuve d’orthographe : 16,75

Texte à corriger : 12

Epreuves d’admissibilité – 62ème

Grammaire : 17,5

Epreuve sur texte : 24,5

Hedwige

ECRIT

Petit témoignage rapide de mon concours écrit l’année passée.

Je n’avais fait qu’une année de prépa il y a 9 ans. Comme quoi, tout est possible ! J’ai donc ressorti mes livres Vuilbert pour l’orthographe et le vocabulaire. Mais surtout celui des dictées à corriger et j’ai refait tout ça, régulièrement.

Le texte à corriger :

Je crois que pour la première sélection, le texte à corriger fait souvent la différence. Attention à ne pas vouloir toujours changer le temps des verbes : on peut trouver dans un même texte du passé simple et de l’imparfait sans qu’il n’y ait de problème.

Le vocabulaire et l’orthographe :

Pour cela, il faut s’entraîner. Personnellement je trouve qu’on a le temps de bien tout finir mais il ne faut pas non plus traîner.

La grammaire :

Travailler à fond les annales, c’est toujours un peu la même chose… Là aussi, je trouve qu’on a le temps mais il ne faut pas traîner quand même.

Le titre, résumé et discussion :

Attention, je crois que cette épreuve fait la différence !!

Déjà, bien penser au titre qui donne pas mal de points proportionnellement au reste et également bien faire résumé et discussion sur feuilles séparées.

C’était l’épreuve terrible pour moi car je suis trèèèès lente pour trouver mes idées et assez perfectionniste en matière de résumé.

C’est cette épreuve qui m’avait éliminée il y a 8 – 9 ans quand je tentais le concours.

Je pensais que jamais je ne pourrais y arriver et c’est ce que j’ai le plus travaillé. Et, ça a marché !!

Alors si ça vous arrive, ne paniquez pas : j’ai fait mon résumé en 1h07 et ma discussion en 8 minutes !! Autant dire que c’était intense.

Pour trouver une idée à discuter dans le texte, il faut aller au plus simple, on demande vraiment une petite discussion.

Rien n’est impossible avec de l’exercice!
Voilà pour l’écrit, je vous raconte la suite dans un autre épisode.

Bon courage surtout ne doutez pas de vous car je suis loin d’être une flèche!

Mon classement de tête pour l’écrit :

55ème pour pré-admissibilité

Avec (je crois) :

18 en ortho

16 en voca

16 en texte à corriger

8ème pour admissibilité

18 en grammaire

je ne sais plus en résumé-discussion

Après l’oral j’étais la dernière sur la liste principale 🙂

SABINE

 

PREPARATION

J’ai fait un an de prépa à Paris. Beaucoup de travail personnel, c’est impressionnant au début ! J’ai été très entrainée pour le concours de Paris, mais ça ne m’a pas empêchée d’en réussir d’autres heureusement. Les profs insistaient beaucoup sur le nombre d’heures de travail (« au moins 10h par jour ! » blablabla…). Personnellement, je déteste le « par cœur » (il y a peu de choses à comprendre pour cette préparation) et je n’ai jamais atteint les 10h, j’ai plutôt fait 7 ou 8h… tout ça pour vous dire que ne vous focalisez pas trop sur le temps de travail, ça dépend de votre efficacité, chacun sa méthode ! bien sûr, précisons que travailler beaucoup augmente vos chances de réussite 😉

Autre chose que je voudrais préciser : certes le concours est très littéraire (orthographe, vocabulaire, rédaction, grammaire) mais il y a aussi des maths et des sciences dans certains concours (pas celui de Bordeaux). Il ne faut pas négliger cette partie, ce sont des points gagnés ! Les questions vont du niveau CP au niveau Terminale S spé SVT…

J’ai passé en tout 13 écrits. Je vous déconseille d’en passer autant, c’est très fatigant et il faut être réaliste ! Pour maximiser vos chances sans trop vous fatiguer, il me semble que 10 est un nombre acceptable J

ECRIT

Moment très stressant… il faisait très chaud, regardez la météo avant le concours. On est répartis dans les amphis de la fac de médecine, arrivez en avance parce que même si c’est indiqué certains amphis sont vraiment bien cachés… mais si vous êtes perdus, no stress, les étudiants en ortho sont là pour vous !

Il y avait les épreuves de pré-admissibilité :

– Test de langage : vocabulaire assez basique, vu en prépa, temps très court. Répondez même si vous ne savez pas, il n’y a pas de points négatifs !

– Épreuve d’orthographe : idem

– Texte à corriger : très très très rapide ! J’ai eu le temps de lire le texte qu’une fois, pas de relecture, j’ai corrigé dès que je voyais une faute… je n’ai pas corrigé quand j’avais un doute.

Et les épreuves d’admissibilité le même jour :

– Grammaire : très basique, j’ai eu largement le temps (pour une fois ^^)

– Épreuve sur texte : comme tous les ans, texte assez complexe… c’est vraiment une épreuve d’endurance, il faut se lancer ! J’ai fait mon résumé assez rapidement, et j’ai eu le temps de finir ma discussion (ô miracle !). Souvent vous n’aurez pas le temps de vous relire, donc attention aux fautes d’orthographe faites dans la précipitation et aux nombre de mots.

Attention !!! Il n’y a pas de case « correction » sur les fiches de réponse : apportez une souris (pas de blanco liquide) pour corriger !!!!!

ORAL

Après des résultats positifs (youpiii !) le moment de l’oral…

Attention : le lieu de l’oral n’est pas facile à trouver, arrivez en avance ou faites du repérage ! Il est dans l’hôpital Pellegrin, aidez-vous des plans affichés sur le parking.

On devait envoyer un CV quelques jours avant l’oral ; tous les jurys auront votre CV lors de vos entretiens.

J’étais convoquée le matin à 8h, je devais finir vers 13h. Nous étions une petite dizaine. Il y avait 3 oraux individuels et un oral de groupe.

J’ai d’abord passé l’oral avec la psy. Elle était très gentille, elle m’a demandé de me présenter, de donner mes motivations… bref classique quoi ! Ensuite on a discuté de tout et de rien… on a même parlé de ma dernière dispute avec ma sœur, allez savoir pourquoi ! ^^ À la fin il restait un peu de temps, elle m’a proposé une dernière activité : elle commençait une histoire, je devais la terminer. C’était du genre « madame H vit seule, elle ne sort jamais. Un jour… ». J’ai raconté qu’elle retrouvait ses amis d’enfance, tout est bien qui finit bien ! Je me suis sentie plutôt bien en sortant, ça m’a détendue.

Ensuite l’oral technique. Le jury, deux orthophonistes, était vraiment super sympa, détendues, elles rigolaient tout le temps ^^ attention à ne pas être déconcentré ! Les exercices étaient variés, et le temps attribué à chaque exercice plutôt court. Globalement, j’ai dû en réussir les ¾. Si vous vous entrainez, ça ne devrait pas être trop difficile. Parmi les logatomes, empans, description d’image et texte sans ponctuation, on devait aussi chanter une phrase imposée : « il fait beau aujourd’hui, je vais passer l’oral d’orthophonie ». Il fallait la chanter trois fois, avec un rythme différent. C’est un peu impressionnant, faut se lancer. Aussi soyez convaincants, chantez haut et fort, vous êtes les meilleurs ! 😛  A la fin, question sur les motivations. J’ai commencé à parler de l’aspect varié de la profession, elles m’ont coupé tout de suite : « ça c’est ce qu’on vous dit à la prépa, mais vous qu’est-ce qui vous motive ? » message reçu… alors venez comme vous êtes 😉

Enfin l’entretien général. Il y avait un homme et la directrice. Ils sont sévères mais gentils ^^ des questions classiques et des mises en situation. J’ai eu comme question « comment pensez-vous que l’on peut améliorer le vivre ensemble ? » j’ai parlé de la ponctualité alors que la directrice était arrivée en retard… oups ! Heureusement ils l’ont bien pris !

Ne soyez pas trop déstabilisés face à une question. Rappelez-vous que vous n’êtes pas encore orthophonistes, vous ne pouvez pas tout savoir ! Je pense qu’ils veulent voir si vous avez un sens logique ^^

Et en dernier l’oral de groupe. Les jurys des trois oraux sont rassemblés. Notre sujet était : « vous produisez un documentaire qui va être diffusé sur de nombreuses chaines télé ; choisissez deux thèmes pour ce documentaire ». Le temps était très court. Notre groupe n’a pas bien réussi ce sujet, on est partis un peu loin et on s’est pas mis d’accord… le jury n’hésite pas à interrompre pour nous remettre sur le doit chemin ! A la fin, on devait analyser notre discussion. Chacun devait donner un aspect positif et un aspect négatif, à l’oral, sans temps de réflexion. Chaque personne devait dire quelque chose de différent des autres donc dur dur pour le dernier !

Les oraux ont fini avec beaucoup de retard (plus de deux heures) donc ne prévoyez pas un train trop tôt pour rentrer. Aussi amenez une petite collation, nous on a fini à 15h donc vive les gargouillis d’estomac !

Je pense que le plus important à l’oral de Bordeaux, c’est de ne pas avoir un discours « prépa », soyez na-tu-rels !

NOTES

  1. Épreuves de pré-admissibilité

Test de langage : 14/20

Épreuve d’orthographe : 15,75/20

Texte à corriger : 16/20

Classement : 196

  1. Épreuves d’admissibilité

Grammaire : 18,75/20

Épreuve sur texte : 25/40

Classement : 29

III. Epreuves orales d’admission

Exercices techniques : 33,6/40

Entretien général : 22/40

Entretien psychologique : 26/40

Classement : 15

HANNAH

ORAL

Je passais le matin à 8h. Il y avait onze candidats et une candidate qui s’était désistée. Il y a quatre oraux : entretien psychologique, exercices techniques, entretien personnel et la dynamique de groupe à la fin. Pour les trois premiers oraux, nous passons en fonction de notre numéro sur la liste de chaque jury : troisième à passer à l’entretien personnel, septième aux exercices techniques, dixième à l’entretien personnel…

Le premier oral est l’entretien psychologique. La psychologue annonce d’abord qu’il faut être spontanée durant cet entretien, oublier toutes nos réponses toutes faites, et être soi-même. Il n’y a pas de tests psychologiques.

« Présentez-vous brièvement. »

« Quelles sont vos qualités et défauts ? »

« Pourquoi voulez-vous vraiment faire orthophoniste ? En oubliant les phrases toutes faites. »

« Que feriez-vous si vous deviez rééduquer le meurtrier de votre enfant ? » (« …Pardon ? »)

« Pourquoi vous plus qu’une autre ? »

« Quelle impression avez-vous eu de cet oral ? »

Puis elle me remercie, me demande si j’ai quelque chose à rajouter. Je dis que non si ce n’est de la remercier de m’avoir écoutée puis l’entretien est fini.

Mon impression de cet oral ne fut pas positive : j’avais l’impression de n’avoir convaincu personne, la psychologue cherchant en permanence à me déstabiliser : « mais tout le monde est motivé pour devenir orthophoniste », « Ah, patiente et persévérante, c’est fou toutes les candidates le sont ! », et, en réponse à la dernière question sur mon impression de l’oral, où j’ai répondu que je pensais avoir réussi à être authentique, un « Ah ? » surpris. Contrairement aux trois oraux précédents, je ne me suis pas vue ménagée !

Le second oral concerne les exercices techniques où l’on se retrouve face à deux jurées :

– Ecrire une phrase, la lire.

– Répétition et lecture de logatomes.

– Répétition de phrases de plus en plus longues et complexes.

– Chanter la même phrase sur trois airs différents. Il est ensuite demandé si l’on peut chanter autre chose : c’est le moment de votre chanson !

– Description d’une image.

– Citer trois de vos qualités et deux de vos défauts.

– « Dites-nous vos motivations. »

– « Qu’est ce qui vous intéresse spécifiquement dans l’orthophonie ? » (spécifiquement : parmi les pathologies soignées par l’orthophoniste. J’ai d’abord mal répondu à cette question, pensant que c’était parmi les motivations que j’avais évoquées)

– « Avez-vous une dernière chose à ajouter ? »

Impression un peu moins pire de ce deuxième oral, mais pas suffisamment pour me donner l’impression d’avoir convaincu quelqu’un (mes défauts, exigeante et trop passionnée, ont été repris par le jury qui considérait que cela n’était pas des défauts mais des qualités et que par conséquent, je ne me connaissais pas bien). J’ai trouvé les jurées aimables quand pourtant, la majorité des candidats les avaient trouvées très réservées et distantes.

Arrive finalement le troisième oral, personnel. Le jury est composé d’un homme et d’une femme très sympathiques : c’est d’abord une discussion autour de nous et de notre personnalité. Puis viennent des mises en situation, et autres questions :

« Un enfant qui est votre patient vous dit très clairement qu’il est victime de maltraitance. Comment réagissez-vous ? » (Bon, évitez de dire que vous lui demander de retrousser ses manches, ou de lui montrer votre ventre en disant que vous avez bien mangé pour qu’il vous montre le sien en disant que lui aussi pour vérifier s’il a des bleus et contentez-vous de prévenir l’assistante sociale…)

« Le médecin traitant d’un de vos patient veut arrêter sa rééducation. Pourtant ce dernier, atteint d’une maladie neuro-dégénérative, est en train de progresser avec la rééducation. Comment réagissez-vous ? »

« Il est dit que tout homme bon est toujours récompensé. Qu’en pensez-vous ? »

« Expliquez-nous la règle d’un jeu de société de votre choix. » (je n’ai pas réussi à finir mon explication sur le jeu de dames donc surtout ne pas choisir le jeu de dames…)

« Avez-vous quelque chose à ajouter ? »

Cet entretien était assez décalé par rapport aux autres : l’ambiance était très détendue (j’ai par conséquent assisté durant l’oral à la recherche des plateaux repas par un membre du jury, l’arrivée du café, une panne de stylo et la dégustation d’un morceau de sucre trempé dans le café. Evidemment, assez destabilisant, mais ça m’a permis d’introduire un peu d’humour : « désolée pour le sucre hein… » « Ah mais non ce n’est pas grave, ce morceau de sucre trempé dans le café illustre parfaitement la tragédie qu’était l’assassinat de Lincoln (sujet lié à l’homme bon récompensé) »). Le jury est souriant, et rebondit sur tout ce que l’on dit, cherchant à créer une discussion et reçoit bien l’humour. Il cherche véritablement à voir qui l’on est.

Le dernier oral, la dynamique de groupe, eut lieu à 14h30 (au lieu de 12h). Nous sommes disposés sur une table en U, face aux 5 jurés que nous avons croisés au cours de la journée. Est alors posé le sujet de la dynamique :

« Vous devez créer une association, sans vous soucier des aspects matériels et pratiques, dans une ville de 100 000 personnes, afin de leur rendre la vie plus agréable. Premièrement, vous devez trouver l’objectif de cette association. Et ensuite, trois actions par lesquelles vous pourriez atteindre cet objectif. »

Au bout de plusieurs dizaines de minutes, nous sommes interrompus après la fin du temps imparti par un juré. Ce dernier dit que nous avons maintenant une minute pour préparer une synthèse de ce que nous avons décidé, avant de la leur restituer. L’un des candidats propose de désigner un porte-parole auquel chacun autour de la table lui transmettra ce qu’il devra dire au jury lors de la restitution.

La restitution finie, le jury fait un tour de table en demandant à chaque candidat de citer chacun leur tour un point positif de ce débat sans reprendre un argument déjà utilisé. La même règle est répétée mais cette fois, pour citer les points négatifs du débat.

Le sujet de cet entretien était très intéressant. Je fus soulagée que ce ne soit pas une mise en situation comme les années précédentes, sujet que je trouvais moins intéressant à discuter et à débattre. De plus, nous avions eu le temps de faire connaissance avec les autres candidats par conséquent l’ambiance était chaleureuse et bienveillante. Grand moment de solitude lorsque j’ai dû me porter volontaire comme porte-parole devant l’absence totale d’aspirants à ce poste pour faire un compte-rendu…

Au final, l’oral s’est terminé à 15h15, avec trois heures quinze de retard. En effet, un plus large nombre de candidats avaient été sélectionnés pour les épreuves orales, ce qui a généré quelques problèmes d’organisation…

Malgré ma certitude d’avoir une note éliminatoire avec le nombre de fautes que j’avais commise, je fus admise 20ème sur LP contre toute attente ! L’important dans un oral aussi long et éprouvant physiquement et mentalement que celui de Bordeaux, c’est de restée concentrée et ne surtout pas se décourager avant la fin même si l’on pense que c’est perdu d’avance!

RESULTATS

Epreuves d’admissibilité : 100ème

Epreuves orales : 20ème

Entretien psychologue : 12/20

Entretien exercices : 12/20

Entretien individuel : 15/20

Pauline

PREPARATION

J’ai réussi le concours d’orthophonie après 2 ans de préparation (la première en travaillant à distance avec le CNED, et la deuxième année dans une prépa parisienne). Cette année-là j’ai passé 13 concours, j’ai eu deux écrits (Besançon et Bordeaux). J’ai finalement été admise à l’école de Bordeaux en étant première au classement (yeah !).

Comme vous avez dû le voir, les modalités du concours changent, j’espère quand même que mon témoignage vous sera utile.

ECRIT

Orthographe et Vocabulaire : selon moi, le plus important pour cette épreuve c’est la rapidité. Comme le temps passe très vite, il faut savoir se faire confiance. Donc, on n’hésite pas plus de deux secondes, si on ne sait pas, on passe et on y revient après si on a encore le temps ! Il faut faire très très attention aux grilles de réponses car si on commence à se tromper, on perd ses moyens ! (pour cette épreuve je mettais mon doigt sur chaque item comme ça je savais exactement où j’en étais).

Texte à corriger : je ne sais pas si cette épreuve va rester. J’ai assez mal vécu ce moment. Il faut se fier à se première intuition en priorité. Comme le temps passe aussi très vite, j’ai d’abord fait une première lecture en corrigeant les fautes qui me sautaient aux yeux pour ensuite revenir à certaines parties du texte.

Grammaire : quand on a fait une prépa et qu’on a beaucoup travaillé cette épreuve, pas de soucis en particulier. De nombreux éléments reviennent fréquemment (ex : différence attribut du sujet/cod, différence pronom/adverbe/interrogatif). J’ai finis cette épreuve bien dans les temps donc pas de panique !

Résumé/ discussion : Je ne me souviens plus du texte mais je me souviens qu’à la première lecture, une phrase m’a interpellée donc je savais que j’allais développer cette idée par la suite. Surtout ne pas oublier le titre au début (qui rapporte 2 points je crois qui ne sont vraiment pas négligeables !). J’ai fait un plan rapide au brouillon pour ensuite passer le plus rapidement possible à la rédaction du résumé. Comme tout va très vite, il faut encore une fois de plus se faire confiance. Le plus important, à mon sens, c’est de faire des phases claires et précises ! Je pense qu’ils cherchent durant cette épreuve à voir les capacités de synthèse et de réflexion, il faut essayer d’être le/la plus structuré(e) possible.

ORAL

Aller à l’oral c’est déjà avoir fait un bon bout de chemin, il ne faut rien lâcher et encore plus croire en soi ! Pour me préparer à l’oral, j’ai passé deux oraux blancs dans ma prépa, des amis de mes parents m’ont fait réviser (très utile de parler de la profession et de notre personnalité à des personnes avec lesquelles on n’est pas forcément très à l’aise !), j’ai récité des logatomes tous les jours et j’ai répété ma chanson tous les jours. Je suis donc arrivée déterminée et heureuse (enfin) de passer mon premier oral.

On était 8 à passer l’oral cette matinée-là dans les locaux du PQR où se déroulent les cours.

L’entretien avec la directrice : Le plus important c’est se détacher du discours qu’on a préparé car à force de le répéter tous les jours on commence à le connaître par cœur. Il faut aussi montrer qui on est vraiment en dehors de notre projet de devenir orthophoniste ! De toute façon, ils n’y vont pas de main morte pour apprendre à nous connaître. Ils lisent pour la première fois notre CV devant nous. Personnellement je n’ai pas hésité à évoquer certains points quand je voyais qu’ils lisaient un passage en particulier.

Ils m’ont posé des questions variées, assez déstabilisantes bien loin de ce que j’avais imaginé :

  • Une citation sur la sagesse. Je devais la commenter et donner mon avis.
  • Deux mises en situation : Vous êtes orthophoniste, un de vos patients est maltraité par ses parents, que faites-vous ? Quelle est votre attitude avec un patient aphasique (enfin quelque chose comme ça).
  • Que signifie pour vous être heureux ?

Avant de passer l’oral, j’ai beaucoup travaillé sur ma respiration. C’est-à-dire apprendre à faire des pauses entre chaque phrase, prendre son temps. Cela sera plus agréable pour le jury mais surtout pour vous car vous maîtriserez davantage votre débit de parole et vous aurez plus d’assurance.

L’entretien avec la psychologue : Je suis sortie satisfaite de l’entretien avec la directrice (elle m’avait fait un petit clin d’œil à la fin, j’étais trop contente !), j’ai donc pris ce deuxième entretien avec plus de légèreté et de confiance. L’avantage de passer plusieurs entretiens c’est qu’on répète plusieurs fois la même chose (pourquoi ortho ? Quelles sont vos qualités ? Y-a-t-il des choses qui vous font peur ?), on parle donc plus naturellement !

La psychologue a été claire dès le début : pas de par cœur ! J’ai donc fait encore plus d’efforts pour que cette discussion soit un vrai échange.

Les diverses questions :

  • Les matières scientifiques ne vous fait pas peur ? (intérieurement oui, mais j’ai bien insisté sur le fait d’être déterminée et travailleuse).
  • Quel est votre rapport à l’autorité ?
  • L’échec vous fait-il peur ?

L’entretien technique : Je garde un mauvais souvenir de cet entretien, comparé aux deux précédents j’ai été bien moins sûre de moi.

Les différents exercices :

  • Lire un texte TOUT attaché (faire les pauses et mettre l’intonation)
  • Répéter et lire des logatomes
  • Répéter des séries de lettres et de chiffres dans tous les sens.
  • Description d’une image.
  • Chanter une chanson.

Elles m’ont encore demandé les mêmes questions (Pourquoi l’orthophonie, etc…).

L’entretien de groupe : notre thème était « inventer un jeu et définir les règles ». Même si au final rien de très précis n’a été décidé, la parole a bien circulé. Le tout est de donner ses idées sans être trop « entière » et en rajoutant un « qu’en pensez-vous » ou en commençant par « comme l’a dit … c’est une bonne idée ».

J’espère que mon témoignage vous aura (un peu) éclairé. Tout est possible, il faut y croire jusqu’au bout ! Je vous souhaite beaucoup de réussite et j’espère vous retrouver à la rentrée prochaine.

NOTES

Ecrit:

Vocabulaire : 17,25

Orthographe : 17

Texte à corriger : 12,75

(arrivée 146ème)

Grammaire : 18

Résumé/ discussion : 22,5

(arrivée 40ème)

Oral:

Entretien avec la directrice : 28/40

Entretien avec la psychologue : 32/40

Test techniques : 32,40/40.

(arrivée 1ère).

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