Témoignages concours 2014

Histoire de se rassurer un peu, et d’avoir de petits conseils, voici les témoignages du concours 2014!

TÉMOIGNAGES DE L’ÉCRIT

Camille (1A)

Pour préparer mes concours j’ai au préalable fait une année de prépa puis une année en sciences du langage. La première année j’ai pas osé tenter bordeaux car ce concours me faisait peur en étant particulièrement littéraire (je sortais d’un bac S et de 2 années de médecine… ) mais la deuxième année je me suis lancée. J’ai donc travaillé comme une dingue le vocabulaire (sisi je connaissais quelques mots de la liste je vous assure ça se fait!), la grammaire bien évidemment et enfin des dictées à revendre! Il faut faire et refaire les annales de bordeaux! Elles sont à disposition contrairement à d’autres concours alors profitez-en!(vuibert mon amour) Ma grosse faille était (et reste) le rédactionnel. Mais je suis la preuve que, même si rappelée à la deuxième session, si on a de bonnes notes on peut rattraper une épreuve rédactionnelle plus que moyenne. J’ai eu 19/40… Alors désespérez pas si comme moi vous n’avez aucune logique dans l’organisation de vos idées!!

Amandine (1A)

J’ai passé le concours de Bordeaux en 2014. C’était la deuxième fois que je me retrouvais dans les amphis bordelais, dans lesquels la tension était quasi-palpable. Place donc aux épreuves, vocabulaire, orthographe, grammaire, dictée à fautes et résumé/essai. Le temps passe vite (à part pour la grammaire, pour laquelle la demi-heure impartie est suffisante).
Pour le vocabulaire, le temps passe même très vite (10min pour 80 items) : pas le temps de réfléchir, on sait ou on ne sait pas, mais quoi qu’il arrive, il faut répondre par vrai ou faux, donc on a une chance sur deux de se tromper.
L’orthographe requiert une attention soutenue pour ne pas se laisser piéger par des subtilités, mais n’est pas infaisable si Robert est votre meilleur ami.
La dictée à fautes était un extrait du roman de Stendhal, Le Rouge et le Noir. J’ai préféré ça plutôt que le texte de l’année précédente, de Proust, extrait d’À la recherche du temps perdu, à cause duquel je ne peux plus manger de madeleines… (et j’avais eu 3,5 en plus de ça). Pour indication, j’ai eu 13,5, comme quoi on peut progresser, il ne faut pas baisser les bras !
Puis vient en dernier l’épreuve de résumé/essai. Une heure et quart pour résumer un texte de Bourdieu sur l’homosexualité, et faire un essai (ce qui est un bien grand mot, pas besoin de se la jouer à la Montesquieu, il s’agit en réalité de disserter sur une idée en rapport avec le texte). Si vous connaissez Bourdieu, vous devez savoir que ses textes sont assez complexes. Bon, devant l’ampleur de la tâche, la panique s’est fait ressentir. Il faut préciser que nous étions en plein dans le débat sur le mariage gay à cette époque, je ne savais donc pas trop s’il fallait prendre position ou non dans l’essai. N’ayant pas le temps d’hésiter, j’ai décidé de parler de l’homosexualité dans l’histoire. J’ai fait des phrases assez simples, histoire d’être bien comprise. J’ai fait pareil pour le résumé.
Heureusement, cette épreuve était la dernière de la journée. Quand le gong a sonné, j’ai ressenti un grand soulagement. Enfin ! Il n’y pas désormais plus qu’à attendre les résultats…

Finalement, j’ai fini 69ème après les épreuves de pré-admissibilité et d’admissibilité, et j’ai été rappelée en Juillet!

Lorren (1A)

Le concours de Bordeaux était celui que je voulais absolument avoir.J’ai fait deux années de prépa avant d’intgégrer le centre de formation, en ayant, je l’avoue, beaucoup plus travaillé la deuxième année .
J’ai passé 4 concours en 2014, soit les villes où j’estimais avoir plus de chances de réussir, ainsi que dans celles où je me projetais en tant qu’étudiante.
Concernant Bordeaux, j’avais passé 70% de l’année à travailler ses épreuves, et notamment le terrible texte à corriger, qui est , selon moi, l’épreuve la plus séléctive de toutes.
Le jour de l’écrit, je suis arrivée stressée mais en ayant tout de même confiance en moi et mon travail . Et puis, l’année d’avant, j’avais été pré-admissible à Bordeaux, ça rassure !
L’avantage de Bordeaux c’est que les épreuves se déroulent sur un après midi, les unes après les autres, sans pause ( pensez donc à la pause pipi avant, on ne peut pas sortir des amphis avant la fin des épreuves ! ) . C’est un écrit qui se déroule relativement vite, on s’en débarrasse d’une traite ! .
J’en suis ressortie soulagée d’en avoir fini, et assez contente de moi .
A la première vague des résultats de pré-admissibilité, j’ai reçu un premier mail : «  vous avez été retennues pour la correction de blablabla . » BONHEUR ! A mon avis, si on veut Bordeaux, il est indispensable de réussir la pré-admissibilité, car on a toujours une chance d’être rappelée pour l’oral .
Ca a été mon cas : j’ai trouvé le texte de l’épreuve de rédaction assez particulier à saisir ( il parlait de l’homosexualité, sujet d’actualité à ce moment ), mais tout de même intéressant .J’avais suivi les conseils de ma prof de prépa :faire clair, net et concis pour le résumé, et se montrer tolérant et tempéré pour la discussion .
Je suis finalement arrivée 78è, ce qui m’a permis d’être rappelée pour l’oral de la 2ème session ( oui, cette année là a été un peu particulière au niveau des résultats) .

TÉMOIGNAGES DE L’ORAL 

Camille (1A)

Deuxième année de concours et j’accède enfin à des oraux! Cela me terrifiait car je ne m’étais jamais entraînée (n’ayant jamais assisté aux sessions de ma prepa…). L’oral de bordeaux je ne devais pas le passer car j’avais été recallée à la 2ème correction (j’ai fini 129!!!). J’étais prise à Lille et en plein mois de juillet je reçois un appel venant de l’école de bordeaux pour venir passer l’oral : dingue! Étant du sud je ne pouvais pas dire non 😉 alors voilà j’ai vu ça comme un concours bonus il fallait que j’y aille sereinement et surtout il fallait que je sois MOI-MÊME. Je n’ai donc pas rebossé mes motivations ( que j’avais quand même vues pour mes autres oraux hein!) mais seulement les exercices. Je pense que LE truc à l’oral c’est : bien évidemment bosser un peu son parcours ( faut quand même savoir répondre à des questions du genre : « pourquoi l’orthophonie? » « Comment imaginez-vous une rééducation ? ») , savoir répondre à quelques questions standards qu’on retrouve dans le vuibert( tout y est!!), s’entraîner sur les exercices (chant, les bulles de la bd à raconter, photo à décrire, mime, logatomes) mais surtout être sincère, soi-même et ne pas répéter un beau discours appris par cœur. Ayant raté Lyon à cause de ça, je vous le dis : n’apprenez pas votre parcours par cœur !!! c’est en aucun cas naturel alors que, il me semble, ça devrait l’être! Si vous êtes là c’est que vous avez de bonnes raisons, il suffit de vous les remettre en tête avant l’entretien 🙂
Donc voilà j’ai réussi moyennement les exercices avec un 11/20, l’entretien avec la psy 11/20 et l’entretien avec les ortho (dont la directrice de l’école à l’époque) 17/20. Pour finir 13 eme de la liste complémentaire. Voici la preuve que l’entretien sur les motivations est primordial!! Courage à tous!

Aude (1A)

J’arrive la veille de mon oral à bordeaux le 29 juin et je loge chez une étudiante qui me rassure beaucoup, le lendemain j’arrive avec 20 min d’avance et déjà les filles sont presque toutes arrivées.
La directrice nous explique le déroulement de la journée et on commence par la description d’une photo : j’ai détaillé plan par plan, puis j’ai donné un avis sur l’époque possible et sur le pourquoi de cette photo (quel serait un possible message, pourquoi a-t-on pris cette photo)

Ensuite vient l’oral de groupe avec la question « vous êtes directeur d’un centre de loisirs et 2 de vos animateurs se disputent devant les enfants, comment réglez-vous la situation ? » une fille a commencé à donner son avis, j’ai répondu que je n’étais pas d’accord parce que patati, bla bla bla… la conversation a vite tourné court. On nous a fait sortir.

Ensuite je suis passée avec la directrice et une orthophoniste, la directrice posait les questions, l’ortho notait. On a commencé à parler de mes motivations, quels concours j’avais tentés, si j’en avais réussi… elle m’a fait répéter des logatomes, je me suis trompée sur 1/3 d’entre eux. Elle m’a présenté une page de BD avec des bulles vides avec pour consigne de raconter ce qui se passe. J’ai mal débuté et elle m’a laissé reprendre : du coup j’ai commencé du style « la jeune femme brune demande à sa copine de quoi elle a envie, et son amie lui répond qu’elle aimerait une cuisse de poulet… » Ensuite j’ai eu des petites vignettes (5 d’après mes souvenirs) à remettre dans l’ordre et de raconter l’histoire, j’ai mis une petite morale à la fin. Puis j’ai dû lire à voix haute une histoire « les mots doux » comme si je la lisais à un enfant de 5 ans. Puis des phrases à mettre à la voix passive, à convertir en phrase interrogative, phrase directe/ indirecte… puis j’ai dû chanter, mimer un parcours : la directrice m’a tendu une feuille avec marqué « vous vous promenez dans une forêt, vous ramassez une fleur, vous sautez par-dessus un ruisseau et vous vous cassez la cheville, vous vous allongez pour vous reposer… » J’ai laissé la feuille sur la table et toutes les 3/4 actions je m’interrompais et regardais la feuille pour réaliser les suivantes.

Puis l’oral avec la psychologue, elle m’a questionnée sur mes motivations, pourquoi ortho, qu’est-ce que j’avais fait avant, mes parents me soutenaient-ils, pourquoi bordeaux ? Mes centres d’intérêts et pourquoi eux ; puis elle m’a demandé comment s’était passé mon entretien avec la directrice, si j’étais confiante… sur l’oral de groupe elle m’a demandé pourquoi je n’avais pas été d’accord avec l’opinion de la fille, j’ai dû me justifier pendant au moins 10 min ! J’ai très mal vécu cet entretien, pendant cette inquisition j’avais envie de la rembarrer et j’ai eu du mal à me contenir, puis j’avais envie de pleurer… bref ! En plus, elle avait la même réaction (hochement de tête) quelle que soit la chose que je répondais. Je suis ressortie en pensant qu’elle me prenait pour une rebelle !
Et puis finalement j’ai été prise ! alors surtout, mon plus grand conseil : rester zeeeen

Lorren (1A)

Arrive donc le jour de l’oral : coucou Mr stress !  On est vraiment jugés sur nos capacités de mémoire, d’adaptation,nos motivations, et par-dessus tout (à mon avis ) notre contact relationnel .On ne peut donc pas vraiment « faire semblant », il faut essayer de donner le meilleur de nous même,rester simple et honnête
L’oral se déroule sur une journée, j’ai été celle dans mon groupe, qui a été libérée en premier, vers 12h.
Arrivés dans la salle, on donne un questionnaire à l’écrit pour cerner globalement les motivations et n personnalité du l’étudiant
La première épreuve est une description d’image à l’écrit .
La deuxième épreuve est celle de la table ronde, le sujet était si je m’en rappelle bien «  Vous êtes animatrices en camps de vacances. Une rumeur dit qu’un des enfants a volé dans une boutique, comment réagissez-vous ? ». Nous étions 4 autour de la table, nous avons discuté environs 12 mn, la parole a été bien répartie, ça s’est bien déroulé.

Ensuite, j’ai été appelée par une psychologue. L’entretien me faisait peur au premier abord ( je la trouvais assez intimidante, sûrement par rapport à son rôle de jury) , mais c’est en fait une réelle discussion que j’ai entamée avec elle . Elle m’a demandé de me présenter, m’a posé quelques questions, et à ensuite rebondit sur pratiquement tout ce que j’ai dit au fil de la discussion. Mon oral s’est terminé par un « J’ai apprécié votre honnêteté ».( Petite joie dans le cœur)
Je suis ensuite passée devant le jury d’orthophonistes, composé de 2 femmes , dont la directrice pédagogique du centre de formation. Il se constitue d’une série d’exercices , entre autres de logatomes ( dits rapidement, comme des mots courants), d’une BD dont il faut remplir les phylactères à l’oral, d’une histoire dont il faut d’abord remettre les vignettes dans l’ordre puis la raconter, etc. . Ensuite, la directrice nous interroge sur les réponses apportées au questionnaire du début . Elle creuse un peu , et rebondit sur les réponses. Je pense que c’est un moyen de tester notre spontanéité.
L’oral s’est ainsi terminé. J’étais euphorique d’en avoir fini avec ces concours, qui avaient raccourci mes vacances au soleil. J’ai été classée 3ème sur liste complémentaire, et rappelée 1 semaine avant la rentrée .
Si je devais n’en donner qu’un, mon conseil serait bosser dur et ne JAMAIS perdre espoir ! J’en suis la preuve vivante. Jusqu’au dernier moment, on peut être rappelé, c’est certes épuisant nerveusement, mais comment s’en plaindre ? Cela ouvre les portes sur un métier de soin riche à tous les niveaux .
Il faut aussi se donner les moyens de réussir, il y a certes un facteur chance dans les concours, mais il n’existe pas sans le facteur travail ! [Symbole]
Bon courage pour les concours , ne lâchez rien !
Lorren, 1A .

Laure (2A)

Pour ma part, Bordeaux, c’était mal parti … Alors que je faisais partie du top 160 à l’écrit, je me faisais recaler à la 96ème place et n’accédai donc pas à l’oral. Puis j’étais rappelée 4 jours avant l’oral après une remontée spectaculaire des listes …

Bref. Me voilà donc à Bordeaux, à 8 heures du matin dans un bâtiment assez ancien près du CHU. Je me sens un peu stressée mais pas non plus tétanisée (les fleurs de Bach ont fait leur effet …). Après avoir trouvé la salle, je me retrouve dans une classe avec une dizaine de filles. La directrice nous fait une petit discours de bienvenue et nous encourage à dévoiler notre personnalité tout au long de la journée. Elle nous indique la date des résultats d’admission et parle de «choix crucial». J’avoue avoir bien aimé cette expression car finalement je pense que la majorité des personnes présentes ont leurs qualités et méritent de réussir, je m’aperçois donc que le choix n’est pas aussi facile qu’il en a l’air et que le jury ne semble pas être là pour nous piéger.

La directrice de l’école nous distribue alors une photographie en couleurs et nous demande de la décrire en 10 minutes sur une feuille non lignée. L’image ne doit pas être interprétée, j’ai donc essayé de partir du plus global (type de l’image, couleurs, découpage en plans) en allant vers les détails, il y avait aussi un logo que j’ai brièvement décrit. Mais les dix minutes passent assez vite, donc il faut être dans l’exercice dès le départ.

Puis les copies sont ramassées et nous passons au questionnaire avec des questions en lien avec notre parcours et nos motivations. Pour remplir le questionnaire, nous disposons d’autant de temps que nous le souhaitons. Ce questionnaire servira de support à l’entretien avec la directrice et l’orthophoniste. Surtout, ne pas faire comme moi, c’est-à-dire, se précipiter pour écrire. J’ai un peu regretté de ne pas avoir assez détaillé mes réponses même si celles-ci étaient recevables. J’ai l’impression de m’être exprimé de manière trop succincte et d’avoir été un peu «brouillon» parfois alors que j’aurais dû m’appliquer un peu plus sur la forme… Enfin. Je suis coupée dans mon élan puisque la directrice appelle 5 filles et moi-même pour une dynamique de groupe. Le sujet était : « Vous êtes directrice dans un centre aéré accueillant des enfants de 6 à 11 ans, pendant les temps libres, vous remarquez qu’un des enfants dirige les autres, qu’en pensez-vous et que mettez-vous en place pour y remédier à l’avenir ? ». Une bonne interaction s’est tout de suite installée entre nous six et nous avons parlé librement avec des idées globalement partagées et pratiquement sans temps silencieux. Je regrette cependant que nous n’ayons pas fait de conclusion…

Puis, retour à la salle, le deuxième groupe va faire la discussion de groupe, nous continuons nos questionnaires, certaines avaient déjà fini. A la fin de la deuxième discussion de groupe, nous pouvons être reçues par la psychologue ou l’orthophoniste et la directrice, à tour de rôle. Deux personnes se proposent et nous commençons à discuter entre nous dans la salle, c’était vraiment sympa, même si les concours étaient au centre des discussions (malgré mes tentatives d’orientation de discussion vers les vacances d’été …) mais ces moments d’échange nous permettaient de souffler un peu et de rigoler de bon cœur avant les entretiens.

Je décide donc d’aller voir la psychologue avant les orthophonistes, j’ai besoin d’être un peu plus à l’aise avant d’aller voir les orthophonistes et apparemment l’entretien psychologique se passe mieux.  La psychologue me reçoit, me demande de me présenter, d’exprimer mon ressenti quant à la dynamique qui a eu lieu, je lui réponds sincèrement et elle rebondit sur des points pour avoir plus de détails. Le fait que j’ai sauté la classe de CP l’a fait rire, c’est vrai que c’est un peu le comble mais je suis à l’aise avec cela donc je ne relève pas. J’essaie de m’exprimer du mieux possible durant l’entretien, elle me remercie et m’invite à retourner dans la salle avec les autres. Je n’ai pas vraiment eu de «feeling» avec cette personne mais je n’ai pas l’impression d’avoir raté cet entretien.

Des étudiantes en première année viennent ensuite nous soutenir. Elles nous ont préparé un goûter, des packs de bienvenue (une pochette avec des gadgets à l’intérieur : stylo, porte-monnaie,…) et nous font part de leur expérience. Encore un moment d’échange qui permet de se poser, de relativiser, d’espérer et de vouloir donner le meilleur de soi-même.

13h. Pause déjeuner où nous décidons de manger toutes ensemble au vu de la bonne ambiance qui règne entre nous depuis le début.

Nous attendons ensuite notre tour pour le second rendez-vous. Je passe en avant-dernière, vers 16h. Je suis stressée mais dès l’entrée dans le bureau, je suis sur un petit nuage et j’arrive vite à me concentrer et à m’exprimer naturellement sans aucun stress apparent. Les exercices s’enchaînent   (livre à lire à un enfant de 5 ans, vignettes à remettre dans l’ordre et à lire à un enfant, BD avec dessins dans les bulles – la même qu’en prépa entretien -, logatomes à lire et à répéter, texte à lire distinctement, phrases directes-indirectes) mais je reste concentrée et m’investit vraiment dans chaque exercice.  Avec du recul, je pense avoir assez bien réussi ces exercices mais cela suffira-t-il …? Le jury me pose quelques questions sur mes motivations, les difficultés que je crains, etc, en se basant sur le questionnaire. Puis vient le tour de la chanson (le jazz et la java de C.Nougaro), que je présente et que je commence à chanter avec la gorge un peu crispée (ce qui se ressent sur mon chant …). Elles m’arrêtent et me remercient au bout d’un couplet et d’un refrain (ouf!). Puis elles me demandent de mimer. Enfin, elles me demandent si j’ai été admissible ailleurs, ainsi que la profession de mes parents. L’entretien s’arrête là.

Je ressors soulagée, globalement j’ai une bonne impression mais je ne sais pas vraiment si celle-ci est fidèle à la réalité…

Bref, j’ai passé mon oral à Bordeaux (et je l’ai euuuu – JOIE SUPRÊME!!!)

Clémence (1A)

L’oral de Bordeaux était pour moi une expérience inédite, puisque c’était mon premier oral. Je n’avais pas fait de prépa, je n’avais donc pas eu d’entrainement à cet exercice.
Pour me préparer à l’oral, j’avais lu de nombreux témoignages, notamment ceux du site de l’ABFO, et je me rends compte a posteriori que ça m’a beaucoup aidé ! Le déroulement des épreuves et leur contenu ne change pas beaucoup d’une année sur l’autre, et ça m’avait permis de savoir (un peu) à quoi m’attendre.
Nous sommes convoqués à l’hôpital Pellegrin, dans une salle du bâtiment PQR au 2ème étage (département d’ORL et d’orthophonie), qui sera notre future salle de cours. J’avais pris soin d’arriver un peu en avance, mais la plupart des candidates étaient déjà là dix minutes avant le début des épreuves.
La première épreuve est une description d’image. J’étais assez déroutée, puisqu’on nous distribue une image, un papier de couleur qui ressemble à une feuille de brouillon, et on nous donne dix minutes pour décrire l’image le mieux possible, sans indication supplémentaire. C’est la même pour toutes les filles, il s’agissait ce jour-là d’une image en noir et blanc avec une mise au point faite sur le premier plan, sur laquelle on voyait un couple habillé à la mode des années 70 qui courait et contournait ce qui paraissait être le derrière d’une voiture. En arrière-plan on voyait un homme assez flou qui tenait une forme à la main qui ressemblait à une arme lourde. Les dix minutes passent rapidement, il faut être réactif, et s’appliquer pour écrire bien et droit en essayant d’organiser un minimum sa description. A la fin de ces dix minutes la feuille est ramassée et on n’entend plus parler de cette description !
Ensuite on nous distribue un petit questionnaire qui sert de support à l’entretien orthophonique, composé d’un peu moins d’une dizaine de questions, du type : « Je suis attirée par l’orthophonie car… ; Les problèmes de langage m’intéressent parce que ; Je suis attirée par les enfants. En effet… ; Avant d’envisager les études d’orthophonie, j’avais pensé à… ; J’ai l’expérience de… ; Je crains de rencontrer des difficultés car… ; Ce que représente l’orthophonie pour moi c’est… »
Nous avons autant de temps que nous voulons pour remplir cette feuille, puisqu’après c’est nous qui décidons quand nous passons l’entretien avec les orthophonistes (mais pas avec la psy). Et même si le questionnaire n’est pas totalement fini pour le passage comme c’était mon cas, pas de panique, on nous précise bien qu’il s’agit juste d’un support de base, sur lequel le jury rebondit.
Entre temps, nous avons été divisées en deux groupes de cinq pour aller passer l’épreuve de l’oral de groupe, dans la petite pièce d’à côté qui est en fait notre future bibliothèque. Nos places sont déjà attribuées quand on arrive, on s’assoit et on nous donne un sujet. Je crois que pour mon groupe c’était « vous êtes animateur de centre aéré et vous vous occupez d’un groupe d’adolescents pour lequel vous organisez un atelier de partage des goûts musicaux. Mais un des adolescents se moque d’un de ses camarades et entraîne le groupe avec lui. Comment réagissez-vous ? » On a 15 minutes pour trouver ensemble une solution au problème.
Le plus dur est après de se lancer. Je me souviens qu’une fille avait proposé de désigner un « maître du temps », et une autre avait proposé de dire notre prénom pour se présenter. Finalement nous avons réussi à trouver un accord, mais nous n’avons pas totalement utilisé le temps imparti et avons donc du relancer plusieurs fois le débat.
Cette épreuve est assez déstabilisante, car on est assises en face de trois personnes, une psychologue, la directrice de l’école à ce moment là et une orthophoniste, qui n’interviennent pas et se contentent d’écrire en nous observant, mais après portée par le débat, on se sent un peu plus à l’aise au fur et à mesure. Je pense que le mieux est d’être soi-même et de viser la pertinence des arguments.
A l’issue de cette épreuve, j’ai demandé à passer l’entretien avec les orthophonistes. Les filles étaient conciliantes et on a pu passer à peu près comme on le voulait !
J’ai donc suivi une femme dans le petit bureau qui sert en fait de secrétariat à l’école d’orthophonie. Je suis arrivée devant deux femmes, la directrice de l’école et une orthophoniste, qui m’ont demandé de me présenter, et qui m’ont posé quelques questions sur mon parcours, mes motivations, et m’ont fait nuancer mon questionnaire. Puis, elles m’ont fait passer une série de petites épreuves.
Ces épreuves sont courtes et s’enchainent assez vite, il faut être réactive et faire de son mieux, mais le jury était assez bienveillant avec moi et je n’ai pas eu le sentiment qu’on cherchait à me piéger, plutôt qu’on cherchait à voir ce dont j’étais capable et à cerner ma personnalité.
La première épreuve a été pour moi des phrases à passer au style indirect. J’étais assez stressée, j’ai demandé à recommencer, et elles ont accepté assez gentiment. La deuxième était des logatomes à lire puis à répéter après l’orthophoniste. Puis j’ai eu une petite histoire à lire à des enfants de six ans, et je sais que mon expérience dans l’animation m’a aidé et m’a permis de prendre confiance en moi lors de cette lecture. Ensuite j’ai dû chanter une chanson de mon choix, qu’elles ont écoutée jusqu’à la fin du premier refrain et lire un texte destiné à des adultes (un extrait des Confessions de Rousseau). Enfin, j’ai dû remettre dans l’ordre des vignettes et raconter une histoire en les utilisant, puis raconter une histoire à partir d’une planche de BD, dont les bulles contiennent des images. Cette dernière épreuve est assez longue et je sais qu’elle avait déstabilisé plusieurs d’entre nous, mais il ne faut pas hésiter à se lancer, quitte à raconter des choses qui paraissent un peu délirantes, puisqu’elles cherchent à voir entre autre notre imagination !
Pour finir, j’ai eu un papier avec plusieurs actions à mimer. Il s’agissait pour moi d’une balade en forêt durant laquelle je devais me promener, sauter par-dessus une flaque, observer le paysage, monter sur un rocher (certaines sont carrément montées sur les chaises !) et se tordre la cheville, pour enfin s’allonger dans l’herbe pour se reposer (moment de solitude quand on s’allonge par terre, mais c’est finalement assez drôle !)
Nous sommes ensuite allées manger, la plupart d’entre nous avons mangé ensemble, car l’atmosphère était assez sympathique, je n’ai pas vraiment eu de sentiment de compétition entre les filles pour la plupart !
Enfin je suis passée avec la psy en fin d’après-midi puisque c’est elle qui nous appelle. L’entretien se déroulait de nouveau dans la bibliothèque. Cet entretien a été la partie la plus compliquée pour moi, car on a peur de dire une bêtise et on réfléchit beaucoup aux réponses à donner, peut-être trop pour ma part. En effet, j’ai eu du mal à me livrer lors de cet entretien, mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde, et que certaines l’ont vécu comme la partie la plus facile. Les questions sont différentes pour chacune, elle rebondit sur notre parcours, notre personnalité, notre famille etc. Elle nous demande aussi nos qualités et nos défauts, et cherche à éclaircir quelques traits de notre caractère. A l’issue d’une vingtaine de minutes d’entretien, cette ultime épreuve était donc terminée
Je suis sortie de cette journée bien remplie, épuisée, et en ayant hâte que les résultats arrivent. Ils sont arrivés par mails quatre jours plus tard, positifs à ma plus grande joie !

Diana (3A)

Revenir sur mon oral n’est pas quelque chose d’agréable pour moi, mais après tout, si mon témoignage a lieu d’être, c’est bien qu’il a engendré du positif !

Après une attente qui semble une éternité, on se démoralise souvent en se disant qu’il n’y a aucune chance. On ressasse dans nos têtes les images des salles de concours où les allées de tables allaient jusqu’à perte de vue, les centaines et centaines de regards qu’on croise le jour du concours,… et on ne peut s’empêcher de se trouver ridicule en se disant qu’on a peut–être sa chance !

C’était ma première année dans la grande aventure que sont les concours, et ce fut une grande surprise que d’être rappelée pour passer les oraux. Je me rappellerai toujours de ce moment où j’ai vu écrit en grosses lettres rouges sur le site : ADMISSIBLE… Et puis aussi les moments de pieds de grue devant la boîte à lettre pendant une semaine pour recevoir la réponse de Bordeaux. On touche la limite de la folie dans ces moments d’attente !

J’ai passé tout d’abord l’oral de Lyon. J’ai eu un mois pour me préparer à cette épreuve plus que stressante. J’ai eu la chance d’être dans une prépa qui entraînait également aux oraux. Ces entraînements se faisaient avec deux de mes professeures et une psychologue. Mais c’est toutefois possible de se préparer seul aux oraux, il faut néanmoins savoir ce qu’il faut ABSOLUMENT éviter de dire, les questions pièges qui reviennent souvent et qui ne pardonnent pas, et les petits plus qui mettent en avant votre profil par rapport à un autre.

Un mois entier a été assez long pour la préparation, le stress montant de jour en jour, on a qu’une envie, c’est que ça arrive vite pour se débarrasser. Mais il faut puiser de ce temps pour aiguiser son oral, se préparer à toutes les éventualités de réponses du jury, des questions éventuelles, des pièges et perches qu’ils peuvent nous tendre en rapport avec ce qu’on dit.

A l’oral de Lyon, il y a quelques ressemblances avec l’oral de Bordeaux : la fameuse chanson entre autres ! Mais sinon ils ont relativement tous la même base en commun : votre présentation. C’est le début de l’entretien, votre moment de parole pour attirer leur attention sur des détails qui pourraient vous faire sortir du lot. On se présente, on explique notre parcours, ce qui nous a mené à l’orthophonie. On peut également nous demander de parler de nos qualités et défauts (à travailler pour ne pas faire de bourde et citer des traits de votre personnalité n’étant pas adéquats avec les « capacités requises » pour être une bonne ortho !), nos passions, nos activités, et même de notre connaissance du métier.

Pour Bordeaux, l’oral se déroule tout naturellement. Dès le début de la journée, les candidats sont séparés en deux groupes pour passer l’oral de groupe. Cela permet aux candidats de faire connaissance pendant ces moments d’attente et surtout de se DETENDRE !!

Je me rappelle vaguement du sujet de l’oral de groupe mais si mes souvenirs sont bons il était question d’un employé de bibliothèque qui croulait sous le travail que son chef lui rajoutait. On devait discuter pour savoir si l’employé devait parler de sa surcharge de travail à l’équipe mais surtout à son chef.

Dans mon groupe, à peu près toutes les filles ont parlé, on a réussi à dégager une bonne conclusion et à toutes tomber d’accord sur une solution. Ce qui est important dans cette épreuve est de respecter les tours de parole, de prendre en considération les avis des autres, de savoir peser le pour et le contre. On peut parler peu mais évoquer des points plus essentiels que d’autres.

Après les oraux de groupe débutent les entretiens avec d’une part la psychologue et d’une autre part deux orthophonistes (dont la directrice de l’école !).

Pour ma part mon premier entretien à été celui avec les orthophonistes.

Au début de l’oral il y a une série d’exercices, je m’étais préparée à certains mais quelques uns m’ont un peu prise au dépourvu.

On m’a donc demandé de lire une histoire comme si je la lisais à un enfant de 5 ans ; de répéter des logatomes ; de remettre des images de bande dessinée dans l’ordre de l’histoire – puis de la raconter ; de raconter une histoire en se basant sur des images de bande dessinée. Cette dernière épreuve est assez piège parce que les images ne sont pas très évocatrices et qu’on comprend difficilement le lien entre les images. Je pense qu’il faut s’entraîner, surtout si comme moi on raconte très mal les histoires ! Je pense que mon erreur a été de la raconter sans cœur, avec une voix monotone parce que je me sentais complètement perdue. Donc n’hésitez pas à enjoliver votre histoire et y mettre de l’enthousiasme !
Après, une autre épreuve s’est mal passée pour moi. Celle de la retranscription de phrases de la voix active à la voix passive, et inversement. Alors là, Surprise totale ! Je ne savais pas du tout que cette épreuve existait ! Et ça a été la catastrophe car les phrases changeaient de personnes constamment, je me mélangeais les pinceaux entre les noms et j’hésitais longuement. Je pense que cet exercice m’a vraiment fait perdre des points.

Après cela elles m’ont directement demandé de me présenter etc. J’ai dû prendre sur moi pour passer outre le fait que je savais que j’avais totalement planté les dernières épreuves et j’avais déjà l’impression que c’était fichu. DONC surtout ne faites pas cette erreur, il faut toujours garder en tête qu’il y a toujours une chance de se rattraper, que l’oral est avant tout une façon de se faire connaître.
Cette partie-là s’est à peu près bien passée, malgré quelques questions pièges il faut toujours rebondir en évoquant le fait qu’on désire plus que tout devenir une bonne orthophoniste !

On conclut cet entretien en poussant la chansonnette (bizarrement, on a tellement passé des moments bizarres lors de l’entretien que c’est à la limite de l’agréable de chanter !) et en jardinant ! En effet depuis des lustres, l’oral de Bordeaux se termine par une petite scène de jardinage à mimer.

Ensuite la troisième partie est celle de l’entretien avec la psychologue. Pour ma part il s’est mieux passé que le premier, j’y croyais tellement plus que je n’avais plus de pression et ça a joué en ma faveur au final ! Je me suis sentie plus libre de parler de ce que je voulais, j’ai réussi à relier mes expériences professionnelles avec l’orthophonie et cela a réellement ouvert le dialogue. Je me suis sentie globalement plus à l’aise lors de cet entretien.

Voila donc un aperçu de ce que peut être l’oral de Bordeaux ! Pour ma part je l’ai vraiment mal vécu mais la plupart des filles de la promo ont trouvé cet oral plus agréable que ceux d’autres villes. Alors tout dépend de vous, essayez de bien vous préparer à toutes les éventuelles questions pièges, les épreuves demandées et surtout à mettre en avant vos capacités et vos traits de caractère qui montrent que vous ferez une bonne ortho !

Et OUI j’ai été la dernière rappelée (43ème), au mois de septembre, après avoir passé l’été à me dire que je l’avais loupé d’une place ! Donc Gardez espoir si vous êtes dans ces cas-là, il y a toujours un certain nombre de désistements.

Courage à toutes pour cette grande aventure!

Share Your Thoughts