Témoignages concours 2017

TÉMOIGNAGES CONCOURS 2017


TÉMOIGNAGES DE L’ÉCRIT

Emma T. 

Je m’appelle Emma, j’ai 19 ans, je viens de Normandie mais je suis Bordelaise depuis quelques mois (Youpi!!). Après un Bac L, j’ai décidé de m’inscrire en prépa à Rennes pour me lancer dans la merveilleuse aventure des concours ortho. Mes premiers mois de prépa ont été très difficiles moralement, j’ai eu beaucoup de mal à me faire à toute la charge de travail que demande la préparation aux concours, je me perdais complètement dans mes révisions et je m’imposais (à tort) une pression énorme ! Bref, ce n’était pas la joie et en plus de ça mes résultats étaient plutôt très mauvais…

Et puis, vers fin novembre et l’arrivée des premiers concours, j’ai décidé de me reprendre en main en m’imposant une meilleure hygiène de vie. Je me suis mise à travailler avec une nouvelle organisation (un planning à la semaine avec des objectifs à réaliser et des temps de pause) et surtout je m’accordais plus de temps pour moi ! C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à me sentir mieux moralement et à réellement bien progresser même si j’avais pas mal de retard accumulé à rattraper. Comme quoi le travail est loin d’être le seul élément important pour réussir, ce qui est primordial c’est de trouver un juste équilibre ! 😉

L’écrit du concours :

Bordeaux était mon troisième écrit, je m’étais beaucoup préparée pour ce concours mais par malheur ce jour-là j’étais complètement malade ! Hors de question d’avoir tant travaillé pour rien, j’ai donc décidé de me doper à coup de doliprane et de passer quand même le concours. Malgré cela j’ai très mal vécu le début des épreuves et j’ai même beaucoup hésité à partir quelques minutes avant le lancement tant je me sentais mal (ce qui aurait été une grossière erreur). Finalement je me suis acharnée et j’ai redoublé de concentration pour répondre à toutes les questions des QCM. (Et puis de toute façon étant donné la rapidité des épreuves (1h pour 160 questions) je n’avais pas le temps de penser à mon état de santé hahaha !!! 😅 )

Pour la partie rédactionnelle, il fallait résumer un texte puis en commenter une citation. Je me sentais un peu mieux pour cette épreuve et n’ai pas eu le sentiment de l’avoir complètement ratée.

Quand je suis sortie du concours, même si je n’étais pas mécontente de ce que j’avais fait en rédaction, j’étais persuadée d’avoir complètement raté les QCM et de ne jamais être rappelée ! Pour moi c’était sûr, c’était l’écrit que j’avais le moins bien réussi.

Et pourtant… à ma grande surprise j’ai été admise à passer mon seul et unique oral, alors ne lâchez rien et croyez en vous parce que TOUT EST POSSIBLE ! 💪

Bon courage à tous, on se retrouve l’année prochaine ! 😘

PS : Vous pouvez me contacter sur Facebook si vous le souhaitez (Emma Tison)

 

Zoé M. :

Je m’appelle Zoé, j’ai 24 ans et je viens de Clermont-Ferrand. Après un bac L, j’ai fait un master 1 en marketing, puis une année de prépa.

Pour le concours, je raconte mon ressenti, je ne parle pas vraiment des épreuves en soi.

J’ai dormi chez un ami la veille, je suis arrivée un peu avance, et j’ai suivi la foule. Je n’ai pas eu de mal à trouver ma salle.

J’ai attendu devant jusqu’à ce qu’ils nous fassent rentrer dans l’amphi. Et une fois assise, j’ai beaucoup regretté de ne pas être passée aux toilettes avant. Il n’est pas possible d’y aller jusqu’à la fin des épreuves.

Et aussi lorsque mon stylo bleu m’a lâché, je m’en suis voulu de n’avoir qu’un stylo noir pour continuer à rédiger. Heureusement ça ne m’a pas porté préjudice, mais ça aurait pu.

Après les épreuves je me sentais débarrassée mais dubitative, dans l’attente des résultats comme pour chaque concours.

Au final, le jour du concours ce qui compte c’est d’être concentré et serein. Ne doutez pas de vous. Les connaissances vous les avez. Préparez à l’avance ce qui peut l’être (convention, stylo et compagnie) et surtout respirez.

Vous pouvez me contacter sur Facebook si vous le désirez (Zoé Marty).

Charlène K. :

Je m’appelle Charlène, j’ai 20 ans et je viens de Pau. J’ai fait une préparation à Toulouse pendant un an juste après avoir eu le bac S. Le concours de Bordeaux était le troisième concours que je passais après Nantes et Lyon. Depuis le début de l’année, j’ai quand même beaucoup travaillé mais j’ai voulu garder une vie à côté (voir mes amis, mon copain, ma famille) … En tant que grande stressée, je pense que ça m’a permis d’arriver de moins en moins paniquée aux concours. La vie ne s’arrête pas pendant la préparation aux concours, il faut vraiment trouver un bon équilibre ! Cela ne sert à rien de ne faire que travailler sans s’aérer de temps en temps l’esprit. Je m’étais vraiment bien préparée à ce concours, en particulier pour la grammaire ! Ce que j’ai le plus aimé à Bordeaux c’est que les épreuves étaient courtes et donc on ne passait pas mille ans à réfléchir à la question : soit on savait la réponse, soit on ne savait pas (mais comme il n’y avait pas de points négatifs, je cochais au hasard lorsque je ne savais pas !). Si tu es rapide et efficace, ce concours est fait pour toi ! Je me souviens que j’avais vraiment été plus détendue qu’avec les autres concours, j’avais eu le temps avant de discuter avec ma voisine de table et ça m’avait vraiment rassurée. Je pense qu’il ne faut pas partir en se disant que les gens autour sont des « concurrents » car ça stresse plus qu’autre chose ! C’est aussi au concours de Bordeaux que j’ai cassé mon réveil (oui j’avais vraiment amené un réveil) juste avant les épreuves. Du coup je me suis vraiment dépêchée (et même un peu trop parce qu’il me restait du temps pour me relire !). Sans l’heure c’est un peu plus difficile de gérer son temps, donc je vous conseille vraiment d’amener vos montres (surtout pour Bordeaux car, je le répète, les épreuves sont très courtes !).

Finalement, mes résultats écrits n’étaient pas excellents mais ils m’ont suffi à passer cette étape ! La prochaine épreuve : les oraux…  Vous pouvez me contacter sur Facebook si vous avez besoin de conseils : Charlène KIM

Eva L. :

Bonjour tout le monde !

Je m’appelle Eva, j’ai 19 ans et je suis Bordelaise (une vraie de vraie !).

J’ai passé le concours de Bordeaux une première fois en 2016 quand j’étais en terminale, pour voir à quoi ça ressemblait. C’était la première année où ils avaient modifié le concours et qu’il y avait des mathématiques. Tout le monde était paniqué, je n’étais pas du tout dans la mentalité concours donc je n’ai pas stressé plus que ça car j’étais venue par curiosité et non pour réussir. Je n’avais pratiquement rien préparé. J’ai commencé à prendre mon temps pour répondre aux questions et quand j’ai vu que ma voisine allait à 100 à l’heure, j’ai compris qu’il fallait que je me dépêche ! Je n’ai pas eu mon concours, bien évidemment, mais mon classement n’était pas trop mauvais.

Après mon bac S option SVT, je suis donc entrée en prépa publique à Bordeaux (avec le Greta) et j’ai passé 8 concours dans la France entière, dont Bordeaux bien sûr (ma ville natale !).

C’était une prépa avec laquelle nous étions très autonomes car nous avions seulement cours 2 jours et demi par semaine, le reste de la semaine était donc réservé au travail personnel. Comme j’étais très indépendante dans mon travail et que je n’aime pas trop être suivie régulièrement par des évaluations, j’ai beaucoup aimé cette formule.

Vers janvier/février, je suis passée par une phase de démotivation : je commençais à être très négative, à me dire que je n’allais pas y arriver, que c’était perdu d’avance, que je n’étais peut-être pas faite pour ça. Je me suis donc recentrée en me posant des questions fondamentales : « pourquoi est-ce que tu as décidé de faire une prépa ? ». Et la réponse était tout aussi simple : « parce que je veux être orthophoniste. ». C’est peut-être idiot à dire, mais j’avais besoin de me le rappeler. Et j’ai donc changé ma mentalité : je me suis rappelé pourquoi j’avais envie de faire ce métier, ce qui m’attirait dans l’orthophonie et tout ça m’a poussée vers le haut. J’ai passé une journée entière à faire le point, à me rassurer et à faire redescendre la pression que je me mettais toute seule. Je me suis convaincue que c’était possible (parce que ça l’est !) mais que ça ne dépendait que de moi. J’ai arrêté de stresser comme une folle pour rien. J’ai investi mon énergie dans mon travail (sans changer ma méthode, parce qu’elle me convenait bien) et je me suis encore plus déterminée.

Quand la semaine précédant le concours est arrivée, j’étais extrêmement anxieuse car j’avais retravaillé les annales de 2016 en temps limité (comme au concours) et ça avait été très difficile pour moi (voire impossible) de finir dans les temps.

Une amie m’a accompagnée jusqu’à la faculté de Bordeaux (là où on passe le concours) le jour du concours et j’ai donc réussi à me détendre un peu. J’ai fait la queue pour entrer dans l’amphi, on a fouillé mon sac puis je suis allée à ma place avec mes bouchons d’oreille, à manger, à boire et de quoi écrire. Les tablettes en amphi sont toutes petites et comme je suis gauchère, c’était un peu la guerre pour réussir à écrire !
La première épreuve a été très intense : il y avait beaucoup d’items pour peu de temps. La dame qui surveillait l’amphi nous a prévenus quand il ne restait plus que 4 minutes et j’avais encore plus d’une vingtaine de questions à traiter ! J’ai décidé de les faire toutes, à l’instinct, en espérant que mon inconscient répondrait pour moi avec ce que j’avais appris à la prépa.
La deuxième épreuve était un peu plus cool, j’ai réussi à finir dans les temps sans me presser de trop.
Pour le résumé et la discussion, j’ai voulu me concentrer sur mon résumé, que j’ai fait en entier au brouillon puis que j’ai recopié au propre sur ma feuille ensuite. Il ne me restait que 20 minutes pour faire la discussion ! J’ai écrit mon introduction au brouillon et mes grandes idées de plan. J’ai eu le temps de noter l’introduction et une partie de ma première partie et puis c’était fini !
Je suis sortie de là pas vraiment satisfaite de moi. J’étais très tendue, j’ai trouvé le concours très intense (surtout le premier QCM).

Donc ne vous dites pas que c’est perdu d’avance (la preuve !), vous avez peut-être fait du bon travail sans le savoir et c’est ça qui vous fera passer la barre des écrits !

Travaillez bien, vos efforts paieront et ayez confiance en vous ! J

Si vous voulez me contacter via Facebook (Eva Lormont), n’hésitez pas !

François :

Hey !

Je m’appelle François, j’ai 19 ans, je suis du sud de Bordeaux, et j’ai eu beaucoup de chance d’avoir été pris dans une école près de chez moi (dans la promo, on voit beaucoup de gens qui disent « pain au chocolat » au lieu de « chocolatine », mais bon, on les aime bien quand même ! ).

Je n’ai pas un parcours exceptionnellement riche, juste un bac scientifique et un an de prépa, toujours à Bordeaux (« évidemment », comme dirait un de nos profs) !

Il faut que je t’avoue quelque chose : en terminale, j’étais un peu perdu dans tous les choix qui sont proposés à l’issue du bac, et je me disais : « Mais bon sang, François, qu’est-ce que tu fais l’année prochaine ? »…

Alors mes parents, qui ont toujours été un soutien (eh oui, ça motive de sentir la famille derrière soi ! ), m’ont aidé à faire le point sur mes goûts, mes passions et mes désirs. J’avais envie de faire un métier dans le domaine de la santé, mais plus dans le paramédical, où j’imaginais qu’il y avait plus d’interaction avec les patients et un peu moins de trucs dégoûtants que ce qu’on peut voir dans les magazines de santé. À vrai dire, avec une mère infirmière et un père kiné-ostéo spécialisé en maxillo-facial (go to Wikipédia si vous ne savez pas ce que c’est !), j’étais assez baigné dans le soin. Comme j’aime beaucoup (beaucoup !) la langue française, je souhaitais m’investir dans un métier qui puisse prendre en compte le langage. Petit à petit, ça a restreint les différents métiers qui m’auraient plu, et finalement mon père a prononcé le mot « orthophoniste ».

Ma réaction immédiate a été : « oui… et ? ». Eh oui, à bien des égards, l’orthophonie reste un métier méconnu (mais ça va changer ! ), et que moi-même j’ai considéré avant de m’y intéresser comme la profession de « la dame qui fait parler les enfants ». J’avais quelques amis qui y avaient déjà eu recours, ou qui étaient intéressées par la profession (Maylis se reconnaîtra !), et je me suis motivé : de toute façon, why not ?

J’ai donc rencontré une orthophoniste, et ça a été le big love… avec le métier, hein, la dame était charmante aussi mais enfin bref !

En terminale, j’ai donc voulu m’inscrire à Bordeaux (découverte n°1 : il y a un concours ! – découverte n°2 : à Bordeaux, il y a eu 1 chance sur 44 de le réussir) et je me suis rendu compte trop tard que comme un blaireau, j’avais laissé passer la date avec les bacs blancs… J’ai alors tenté Poitiers, Limoges et Tours, et, bien évidemment, je n’ai pas été pris.

Je suis donc entré en 2016 en prépa à Bordeaux, et j’ai redécouvert les richesses de notre merveilleux dictionnaire… et surtout sa longueur ! Avec, bien entendu, des règles de grammaire en contradiction les unes avec les autres, le truc qui rassure quand tu sais qu’aux QCM les seules réponses acceptées c’est « oui » ou « non » et pas « peut-être » ou « ça dépend » !

J’ai alors retenté Bordeaux (parce qu’au fond, c’est un peu ça qui t’intéresse, quand même !) le 9 février 2017… Je pense que tous ceux qui ont eu l’occasion de passer ce concours ne me contrediront pas lorsque je dirai que c’était « légèrement » rapide. En fait, durant les QCM, j’avais l’impression d’être comme dans un film d’aventure à la Indianna Jones : le chrono en forme de grosse boule qui te poursuit pour t’écraser, les pièges, ou que dis-je, les « chausse-trap(p)es » dressées çà et là et dans lesquelles tu vois tes camarades tomber (« il fallait pas dire les fonctions mais seulement les natuuures ! » ), et le mieux, la rivière à affronter, où aucun moyen ne t’est donné pour la traverser, mais que finalement une gentille personne déclare « vous pouvez passer cette question », développant sous tes yeux et ton crayon le pont qui te permettra de passer de l’autre côté, à la prochaine question… Sache que pour tout ce bazar de QCM, il n’existe pas de méthode précise. Certaines personnes de ma classe ont délimité tous les pièges et ont peu avancé, mais ont pris le temps d’y réfléchir, d’autres ont utilisé les bottes de sept lieues sans vraiment prévoir dans quoi elles mettaient les pieds… et elles ont été prises ! Personnellement, j’ai essayé de faire les deux, mais j’avoue souvent avoir préféré la vitesse à la précision… 🙄

Concernant les épreuves rédactionnelles de résumé/essai, bien qu’ayant suivi un entraînement assez difficile pour acquérir cette notion maître-mot du résumé : la concision, j’ai dû faire quelque chose de juste potable (pas du Coca, juste de l’eau, et encore…), et pour la discussion, j’ai juste mis le point final quand a retenti la fameuse assertion : « levez-vous, posez vos stylos ! ». Donc de ce point de vue, j’étais inquiet de toutes les bêtises que j’avais pu mettre (pitié pour les correcteurs ! ).

S’est ensuivie la longue période d’attente le matin à la boîte aux lettres, la montée du stress avec les autres concours, et finalement, la lettre tant désirée : « vous êtes admissible » ! Ok, étape 1 :

Ce qu’il faut retenir, c’est que pour ces concours, tout est possible ! Même si tu penses avoir échoué à une épreuve, tu peux être pris ! Avec un bon entraînement, une perfusion de crêpes au Nutos et de clémentines, un rythme de vie qui coïncide avec ce que tu veux être (par exemple, pour un métier de relations, pourquoi pas du bénévolat ?), tu vas y arriver !

Alors, viens à Bordeaux, bats-toi comme une lionne (ou un lion, maintenant y a des garçons aussi !) pendant les épreuves, et sois la bienvenue ou le bienvenu dans la grande famille des orthos, qui est, il faut le dire, la meilleure famille qui soit !

A plus sur le campus !

Mariane P. :

Je m’appelle Mariane, j’ai 19 et je viens de Paris. J’ai fait un bac L puis un an de prépa.

La veille du concours j’ai dormi chez des cousins, donc j’ai pu me détendre et penser à autre chose.

J’étais un peu perdue le matin, d’autant que j’étais toute seule et que la fac est immense, mais les anciennes 1A m’ont accompagnée en voyant ma détresse !

Je n’étais pas très stressée pour les écrits en général mais on a attendu 45 minutes devant la salle avant de pouvoir entrer et j’ai trouvé le temps long.

Pendant les épreuves en elles-mêmes, j’étais en mode robot, je me savais bien préparée et j’ai tout donné. En sortant j’étais déçue comme beaucoup, j’avais l’impression d’avoir raconté n’importe quoi en épreuve rédactionnelle.

Finalement, l’important est d’avoir confiance en vous ! Dites-vous que vous êtes bien préparés, vous avez des connaissances : tout est possible ! Et surtout, n’écoutez pas les bruits de couloir en sortant, il y en aura toujours qui compareront leurs réponses : c’est très stressant et pas du tout constructif !

Détendez-vous avant et on sera là pour vous changer les idées le jour J. 🙂

PS : vous pouvez me contacter en passant par Facebook (Mariane Pousset).

Léa :

Je m’appelle Léa, j’ai 20 ans et je viens de la région parisienne.

L’aventure commence en terminale, quand (pourtant à fond dans la préparation de mon bac ES) je m’apprêtais à passer 1 ou 2 concours d’orthophonie juste « pour voir ». Voir du vocabulaire inconnu qui me faisait sourire dans un amphi de la fac de Lille, voir le chrono s’accélérer beaucoup trop vite à Paris, et voir cette foule de candidats. On voit tout ça, l’envie de faire ce métier est si forte, pourquoi ne pas foncer ? Septembre 2015, c’est parti pour une 1ère année de prépa privée sur Paris. Le ton est donné dès le début : rythme intensif. Je côtoyais plus le Petit Robert que mes propres amis (grosse erreur que je ne comprendrai qu’en deuxième année). Je pense qu’il faut vraiment que vous trouviez votre équilibre entre le travail et vos moments de plaisirs en famille et avec vos amis. Écoutez-vous, sortez, aérez-vous l’esprit, vous serez d’autant plus performants en bossant ensuite et ça vous motivera à l’être (j’étais en week-end au ski avant de passer Bordeaux l’an dernier). Malgré tous mes efforts, les résultats tombaient un à un et après 13 concours de passés, c’était 13 défaites pour moi. Alors c’est reparti pour un tour, une deuxième année de prépa publique sur Paris. Je prends confiance en moi et je m’y remets avec toujours le même objectif en tête : décrocher un concours. Je n’avais cours que 3 jours par semaine ce qui m’a permis de pas mal m’organiser de mon côté, d’approfondir mes cours, de m’entraîner (notamment sur QCM) et le tout toujours avec les livres Vuibert (que je vous conseille énormément). Je passe 10 villes cette fois, et je comprends qu’il est important de bien cibler les révisions en fonction de chaque concours, de bien refaire les annales car d’année en année l’esprit de chaque ville reste sensiblement la même, et ça aide !

Jour J : écrit de Bordeaux, LA ville que je rêvais de décrocher.

Installée dans l’amphi, je me sentais plutôt préparée et je me répétais « Bordeaux c’est cadeau » (on fait comme on peut pour se motiver haha). Je fonce sur les QCM, je donne tout et je suis contente de moi en rendant ma grille ; puis vient l’épreuve rédactionnelle que j’appréhende toujours : je reste concentrée mais j’ai l’impression de bâcler la discussion et d’être très cash dans mes propos…ça passe ou ça casse…

Les résultats tombent, mon nom est sur la liste des 300, puis des 180 admis à l’oral (😍). Choix final, entre Paris (d’où je viens), Caen et Bordeaux : me voilà dans le sud aujourd’hui. Je n’y croyais pas sur le coup, je n’y crois toujours pas aujourd’hui. Mon année 2017 a été riche en émotions, 2018 le sera pour vous.

Ces concours sont durs, on donne beaucoup pour souvent peu de résultats. Mais si vous voulez devenir orthophoniste : n’attendez pas, et FONCEZ. Vous pouvez y arriver, alors continuez dans votre lancée et faites-vous confiance.

Ps: N’hésitez pas à me contacter sur Facebook si vous le voulez (Léa Montel)

« Il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles » Oscar Wilde

 

TÉMOIGNAGES DE L’ORAL :

 

Zoé :

24 ans, de Clermont-Fd

Réorientation, 1 an de prépa – (j’ai passé 5 oraux)

Premier jour des oraux, tirage au sort je suis dans le groupe de l’après-midi, on décide avec une autre fille d’aller se balader sur le campus, et de ne pas rester dans ce couloir assez stressant.

On a quasiment passé la journée dans l’herbe au soleil, avec une troisième fille qui nous a rejointes (en vérifiant régulièrement l’avancement du groupe du matin). A un tel point, qu’on oubliait presque pourquoi on était là, au moins ça nous a permis d’être plus détendues.

On a commencé les entretiens vers 17h, et c’est d’abord les orthophonistes que j’ai vues. Malgré quelques ratés sur les exercices, je le prends avec le sourire et assume totalement mes erreurs. Elles sont à l’écoute, et cette ambiance encourage à se livrer avec sincérité, j’ai vraiment pu exposer mon envie de devenir orthophoniste et partager ce sentiment avec elles.

Ensuite je suis la dernière à rencontrer la psychologue, et j’appréhende parce que j’ai entendu beaucoup de discussions dans le couloir. Elle en est consciente et me demande de faire abstraction de tout ça, afin d’être la plus naturelle possible. Malheureusement c’est difficile quand on sait exactement ce qu’elle va vous demander. N’écoutez rien de ce qu’on vous dira sur cet entretien, ça ne ferait que gâcher votre spontanéité. J’ai répondu tant bien que mal à ses questions, même si je ne me sentais pas très à l’aise.

Enfin, je suis également la dernière pour l’oral avec la directrice et une de ses collègues, il était autour de 20h. Le plus éprouvant de tous, et il a duré pour ma part, environ 45 minutes. Elles cherchent réellement à nous connaître, à creuser pour comprendre pourquoi, mais toujours avec bienveillance. Pour les sujets sensibles éventuels, ne vous sentez pas obligé de répondre. J’ai tenu à partager des choses avec elles parce qu’elles me semblaient pertinentes pour expliquer mon choix de l’orthophonie. Oui j’ai pleuré, et j’ai eu peur que ça me porte préjudice, mais ça n’a pas été le cas.

Pour finir en beauté, l’entretien de groupe. On était 5, (3 absentes) et on était fatiguées, on riait nerveusement dans le couloir pour tout et n’importe quoi. Le sujet ne nous a pas inspiré, la directrice nous a même arrêtées au bout de 5min pour nous dire que nous étions hors-sujet et qu’il fallait recommencer. L’important c’est de trouver un équilibre, et après d’être critique sur le groupe, les membres du groupe, soi y compris.

Pour l’anecdote, mes deux camarades de la journée d’oral sont toutes les deux dans la classe !

Soyez en accord avec vous-même, respirez. C’est une longue journée, vous aurez le temps de vous exprimer. Et surtout croyez en vous.

Charlène :

J’ai 20 ans, je viens de Pau et j’ai fait un an de préparation aux concours orthophoniste juste après mon BAC S. Je n’ai passé qu’un seul oral et il semblerait qu’un seul écrit peut suffire à avoir une école ! 😂

Au lieu de m’apitoyer sur mon sort de n’avoir décroché qu’un seul écrit, j’ai concentré tous mes efforts sur les oraux de Bordeaux. Si vous voulez des conseils plus précis que ce que je vais dire ici, vous pouvez me contacter sur Facebook : Charlène Kim.

Mon premier oral était avec les orthophonistes, on m’a demandé de me présenter brièvement et ensuite il y a eu une série de tests :

  • Rétention de chiffres et lettres
  • Logatomes à lire, à répéter
  • Une phrase à chanter sur des mélodies différentes et des rythmes différents
  • Texte à lire à voix haute et ensuite des questions sur l’histoire
  • Des mots à définir
  • Une image à décrire et à interpréter

Cet oral avait vraiment été agréable parce que je me sentais à l’aise et comme j’aime chanter, je pense que ça a aidé à me détendre et à être plus confiante ! Les jurys étaient souriantes, à l’écoute.

Mon deuxième oral était avec la psychologue. J’ai été assez déstabilisée car je ne savais pas quels étaient les critères de notation, j’avais du mal à me concentrer, je pense que je n’ai pas été assez naturelle et que c’est pour cela que je n’ai pas eu une très bonne note.

Mon troisième oral était avec la directrice de l’école ainsi qu’une psychologue. J’ai été agréablement surprise par cet oral car j’avais plus l’impression d’avoir une conversation avec elles qu’un entretien noté. Nous avons parlé de sujets qui n’avaient pas forcément de rapport avec l’orthophonie, des sujets que je n’avais pas préparés et qui, par conséquent, m’ont vraiment permis d’être moi-même. Ensuite, on m’a demandé quel était l’événement qui avait changé ma vie et j’ai parlé de ma passion pour le chant… Et là je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai craqué et je me suis mise à pleurer. J’ai expliqué que le chant me touchait beaucoup, que c’était un moyen pour moi d’évacuer mon stress (et là j’en avais vraiment besoin !). Et puis elles avaient compris qu’on craquait tous un peu à cause de l’accumulation du stress de la journée et de la fatigue. Je pense que je n’aurais pas pu être plus naturelle que ça 😂 ! Elles ont vraiment été gentilles avec moi, elles m’ont rassurée et elles m’ont demandé de chanter pour me calmer. C’est vrai que j’allais beaucoup mieux ensuite ! 😉

Après cet oral, j’ai été très déstabilisée parce que je me suis dit que le fait d’avoir pleuré me serait rédhibitoire.

Mon quatrième oral était la dynamique de groupe et il était très tard. Mon groupe était sympathique, nous avions eu largement le temps de papoter ! Nous étions tellement fatigués que nous riions pour un rien.

Globalement, je sentais que j’avais plutôt bien réussi mes oraux. Le fait d’avoir pleuré leur avait montré ma sensibilité, que je n’étais pas un robot et qu’on était tous fatigués par cette journée.

Je trouve que c’est un avantage d’avoir autant d’entretiens à Bordeaux, ça permet vraiment de prouver que l’on a sa place dans l’école et de montrer réellement qui l’on est.

Alors ayez confiance ! Vous avez toutes vos chances pour réussir, il suffit d’y croire

Eva :

Bonjour tout le monde !

Je m’appelle Eva, j’ai 19 ans et je suis Bordelaise. J’ai fait un an de prépa après mon bac S et j’ai passé 2 oraux (celui de Bordeaux et celui de Lyon, où j’ai eu une note éliminatoire).

J’ai passé mon oral pour le concours de Bordeaux lors du deuxième jour de passage et j’étais plutôt stressée et surexcitée à la fois ! J’ai été dormir la veille chez une amie qui habitait près de la faculté de médecine, pour me détendre et passer du temps avec elle avant le grand jour.

Je suis arrivée à la faculté assez en avance et heureusement, car je me suis perdue pour trouver le lieu des oraux ! J’ai été demandé mon chemin à l’accueil, puis j’ai réussi à trouver le bâtiment. Nous avons attendu un long moment dans le couloir que tous les membres du jury arrivent.

Nous étions 16 convoquées et 15 présentes, car c’était aussi le jour des épreuves écrites de l’oral de Toulouse.

Nous avons toutes pioché un chiffre qui correspondait à notre numéro pour la journée et déterminait notre ordre de passage.

Nous savions donc à quelle heure nous allions passer avec chacun des jurys.

Il y avait 3 jurys : celui de l’entretien général, celui de l’entretien psychologique et celui de l’entretien des aptitudes. A la fin de la journée, les 3 jurys se sont réunis pour nous faire passer un oral de groupe (à 7-8).

Avant que la première candidate ne passe, un des membres du jury nous a demandé de ne pas divulguer le type de questions que l’on nous poserait aux autres candidates, pour que les réponses de chacune soient spontanées.

J’ai attendu mon tour dans le couloir, la boule au ventre. Heureusement, les autres candidates étaient très gentilles et nous avons pu discuter tout au long de la journée pour nous détendre.

J’ai commencé par l’entretien général : il a duré environ 25 minutes, pendant lesquelles les deux membres du jury m’ont posé beaucoup de questions pour mieux me connaître, connaître mon parcours et mes motivations. Elles ont toutes les deux étaient très gentilles avec moi, souriantes et à l’écoute, ce qui m’a énormément soulagée et m’a permis d’être à l’aise et naturelle. Elles ne m’ont pas trop pressée non plus, donc j’ai pu dire ce que j’avais envie de dire pour chacune de leurs questions.

Après un temps d’attente, j’ai rencontré la psychologue. Elle aussi était très gentille. Nous étions assises l’une en face de l’autre, sans table, et elle m’a posé des questions qui, selon mes réponses, ont amené d’autres questions, etc. En fonction de ce que je répondais, l’entretien prenait une certaine direction et pas une autre.  Je suis restée avec elle 15 minutes et elle m’a également fait faire quelques exercices très simples.

Dans l’après-midi, je suis passée avec les 2 orthophonistes qui s’occupaient de l’entretien des aptitudes. Elles m’ont fait faire des exercices pour vérifier ma mémoire de travail (entre autres), elles m’ont posé des questions sur moi. Elles étaient fatiguées parce que j’étais l’avant-dernière candidate qu’elles voyaient mais elles ont quand même été à l’écoute. L’entretien a duré une quinzaine de minutes.

Après ça, nous sommes passées à l’oral de groupe. Le jury nous a proposé une situation qui nous faisait entrer en interaction pendant 10 minutes (sans temps de préparation), suite à quoi il y avait un temps d’échange entre nous et avec le jury.

Nous avons donc fini la journée bien plus tard que prévu (il était noté 17 :00 max sur la convocation et nous sommes sorties vers 20 :00). J’étais soulagée (comme toutes les filles qui sont passées avec moi) car tous les jurys ont été aimables avec nous et à notre écoute. J’ai pu dire ce que je souhaitais, même si j’ai oublié quelques éléments (évidemment !) et que j’ai fait quelques erreurs (pour les aptitudes notamment). J’ai passé une bonne journée, malgré la pression et l’enjeu de cet oral, et c’était génial de pouvoir se détendre avec les autres candidates en attendant notre tour.

Je ne me suis pas spécialement préparée pour l’oral (seulement des exercices de rétention, ce genre de choses) pour essayer d’être le plus moi-même.

Alors, si j’ai un conseil à vous donner, c’est de venir à l’oral comme vous êtes (ouais, c’est pas MacDo mais c’est tout comme ! 😉 ) : soyez honnête, naturel.le et tout va bien se passer ! 😊

Bon courage, je sais que vous pouvez le faire !

PS : vous pouvez me contacter par Facebook si vous le souhaitez (Eva Lormont)

Emma :

Je m’appelle Emma, j’ai 20 ans, je viens de Normandie et après une année de prépa et 10 écrits passés je n’ai été admise qu’à l’oral de Bordeaux (mais il semblerait que cela ait suffit ! 😉).

Je suis arrivée à Bordeaux deux jours avant de passer mon oral, histoire de tomber totalement amoureuse de cette magnifique ville que je ne connaissais pas du tout et de me présenter plus que jamais motivée à passer l’oral le jour J.

Nous étions convoqués à 8h30 au département d’orthophonie de la Fac et à mon arrivée j’ai dû tirer un numéro qui déterminerait mon horaire de passage pour chacun des 3 oraux individuels. Mon premier oral n’était qu’à 11h20. Pour éviter d’avoir trop à attendre dans l’ambiance plutôt stressante du couloir, j’ai décidé de repartir dans l’appartement que j’avais loué à proximité et cela m’a permis d’arriver bien plus détendue pour mon premier entretien.

L’oral d’exercices techniques (Jury 2) :

Le jury était composé de deux orthophonistes que certains ont trouvées froides, mais je n’ai personnellement pas eu ce ressenti. On m’a demandé de lire des mots compliqués puis d’en répéter, de lire un texte et de répondre à une question sur celui-ci, de mémoriser une suite de lettres et de chiffres que j’ai dû répéter à l’envers, de donner les définitions de 3 mots piochés au hasard, de choisir une photographie et de la commenter, de compléter un texte à trous et enfin de chanter un proverbe (pioché au hasard) sur différents airs. Puis, elles m’ont posé quelques petites questions sur ma personnalité et sur mes motivations. En sortant de cet oral je ne savais pas trop si je l’avais réussi car j’ai été un peu en difficulté face à certains exercices mais en tout cas, j’avais fait de mon mieux !

L’entretien psychologique (Jury 3) :

C’était mon 2ème entretien, je l’ai passé vers 12h40. J’ai trouvé la psychologue très agréable. Tout de suite elle a mis les choses au clair : il fallait oublier tout le « baratin de prépa », elle cherchait simplement à savoir qui j’étais. Elle m’a d’abord demandé de me présenter. Ensuite elle m’a fait faire quelques exercices. Elle m’a aussi posé d’autres questions. Je pense qu’il faut arriver à cet oral de manière décontractée car la psychologue cherche simplement à cerner notre personnalité, il faut donc être le plus spontané et naturel possible car il n’y a pas de bonne ni de mauvaise réponse.

Après cet entretien j’ai eu une longue pause car mon dernier oral individuel n’était qu’en fin d’après-midi. Je suis donc partie dans le centre-ville passer quelques heures. J’ai vraiment bien fait de m’accorder cette pause de détente car lorsque je suis retournée à la Fac pour passer mon oral de motivations qui était supposé être à 17h25, il y avait plus de 3h de retard ! L’attente fut vraiment très longue et la fatigue se faisait sentir. À 20h30 nous étions encore deux à devoir passer l’entretien général et il nous restait encore l’oral de groupe à passer ensuite. Étant donné qu’il était déjà très tard et que les orthophonistes du jury 2 avaient terminé de faire passer chaque candidat, il a été décidé que celles-ci feraient également passer l’entretien général pour pouvoir en finir au plus vite.

 

L’entretien général (Jury 1 + 2) :

J’ai donc passé cet entretien avec une orthophoniste du jury 2 et la directrice de l’école (membre du jury 1). L’orthophoniste du jury 2 ne m’a posé aucune question mais elle a pris beaucoup de notes. Malgré l’état de fatigue dans lequel je me trouvais et mon ventre qui criait famine, je suis sortie assez satisfaite de ce que j’ai pu dire durant cet oral. On m’a d’abord demandé de me présenter puis l’oral s’est présenté comme une sorte de discussion où le jury rebondissait sur ce que je disais sans poser de questions très déconcertantes. J’ai été mise en confiance et n’ai pas eu peur de me livrer lors de cet oral car j’ai trouvé le jury très bienveillant. L’entretien a duré 35 minutes mais j’ai trouvé qu’il était passé vite.

L’oral de groupe :

À 21h30, c’était enfin l’heure de l’épreuve de groupe. Nous étions 8 (un autre groupe était passé en milieu de journée). Cet oral fut très inattendu et déconcertant. Nous devions nous mettre d’accord sur un thème parmi 4 puis présenter un sketch sur ce thème. Il fallait improviser et ce n’était pas toujours évident de trouver de bonnes répliques sans risquer de couper la parole aux autres. Je n’ai pas été très satisfaite de ce que j’ai pu faire lors de cet oral, mais il était 22h… et ouf, c’était enfin fini !

Si je devais décrire cette journée en 1 mot je dirais : épuisante. Entre le premier oral individuel et la fin de l’oral de groupe, certains ont attendu 13h à la Fac !! Je vous conseille vivement de prendre l’air régulièrement car, malgré la fatigue qui se fait vite sentir, il faut rester concentré et donner le meilleur de soi-même. Finalement, je dirais que le plus difficile à Bordeaux ce ne sont pas les entretiens en eux-mêmes mais plutôt de devoir tenir le choc pendant toute cette longue journée !

Armez-vous donc de patience et pour le reste soyez naturels, « venez comme vous êtes » et tout devrait bien se passer ! 💪

Anonyme :

23 ans, réorientation, 1 année de prépa et 3 oraux

Arrivée à 8h30, départ à 20h car j’ai dit que j’avais un train (les autres ont fini plus tard). Journée très longue dans un couloir. Nous étions 19 car il n’y avait pas d’absent. Donc nous avons fait une dynamique à 9, mais comme il s’agissait de théâtre ce n’était pas pénible. Le fait de faire la dynamique à la fin est top car nous avons eu le temps de nous connaître. Les consignes étaient de ne pas parler des oraux aux autres car elles étaient VRAIMENT énervées par le manque de spontanéité. Sinon nous avions le droit d’aller et venir et si nous n’étions pas là pour notre oral elles ne s’en formalisaient pas et elles faisaient passer une autre personne avant nous.

 

Oral 1 : directrice + une autre personne

Elles ont été très dures avec moi. Elles se sont acharnées longtemps sur la même question, quelle que soit la réponse que je donnais… J’ai fini par détourner la conversation sur autre chose. La seule partie de cet oral que j’ai un peu appréciée était la mise en situation, mais là encore elles n’ont pas été tendres.

C’était éprouvant, j’ai cru que j’allais pleurer, mais j’en retiens deux choses : soyez spontané.e.s, et même si un de vos oraux ne se passe pas bien, les autres peuvent rattraper le coup. La preuve, même après cet oral catastrophique, j’étais en liste principale.

Oral 2 : psy

C’était super ! Elle a été adorable, du début jusqu’à la fin, ce qui m’a permis de m’ouvrir vraiment à la fin, où j’ai répondu honnêtement à ses questions. C’était très réconfortant après l’oral précédent qui avait été compliqué…

De fait, je lui ai dit dès le début que l’oral que j’avais fait avant ne me satisfaisait pas, que je n’avais pas réussi à être moi-même… Je pense que c’est clairement cet oral qui a rattrapé le coup…

Évidemment, elle m’a posé des questions personnelles, ce que je redoutais un peu, mais ça s’est très bien passé ! J’étais calme et j’avais confiance en ce que je disais, je n’ai pas perdu mon sourire (et je n’ai pas pleuré 😉 ). Elle a pris le temps nécessaire pour me connaître et a noté les choses trop personnelles au crayon à papier pour les gommer.

Même si vous avez peur des questions personnelles, n’hésitez pas à vous ouvrir et à être honnête pendant vos oraux. Les juré.e.s cherchent vraiment à vous connaître.

Oral 3 : les orthophonistes.

Pas très amusant, même si les jurées étaient sympathiques. C’est une série d’exercices, en gros. Dès que l’on commence à monologuer ça les embête clairement, mais elles ne parlent pas plus pour autant.

J’ai fait cet oral alors qu’il était plus de 18h, la fatigue (voire l’épuisement) se faisait sentir… Je plains les personnes qui ont dû passer après 20h… Elles étaient encore beaucoup. Mais malgré la fatigue, j’ai eu une bonne note à cet oral, donc là encore pas de stress si vous êtes épuisé.e.s et que vous ne pensez pas être au top de vos capacités.

Dynamique de groupe

C’était la grande surprise de ces oraux. Nous avons dû improviser une pièce. Nous avions un peu de temps pour nous préparer. Ensuite improvisation totale. C’était très amusant mais comme nous jouions des rôles je ne sais pas ce qu’ils ont jugé.

Après nous avons parlé un peu. Tout ça s’est passé dans une ambiance bienveillante, d’autant plus que tout le monde était fatigué… Cet oral était très sympathique, il nous a permis de nous détendre un peu à la fin d’une journée difficile.

Pour conclure, le grand + des oraux de Bordeaux c’est que le jury cherche vraiment à vous connaître. Il vous laisse le temps et, si vous ratez un oral, vous en avez 3 autres pour vous rattraper. Vous passez la journée avec d’autres candidat.e.s dans le couloir, donc vous avez le temps de discuter et de vous détendre avec eux. Après, vous l’avez vu avec mon témoignage, je vous conseille vivement d’être honnête et spontané.e ! Bon courage, croyez en vous 💪 !

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